A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
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A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
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Dernière édition par Pale_Rider le Mar 5 Juil 2016 - 13:14, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Consulter, de un, si ce n'est pas déjà fait, si tu te poses ce genre de questions, peut-être qu'une personne extérieure à ton entourage pourrait te guider objectivement, c'est leur boulot
De deux, avoir espoir en l'avenir, on sait jamais ce qui nous attend au coin de la rue de la vie.
Lâches pas mec
De deux, avoir espoir en l'avenir, on sait jamais ce qui nous attend au coin de la rue de la vie.
Lâches pas mec
Mercador- Messages : 117
Date d'inscription : 08/01/2016
Age : 47
Localisation : Québec
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
On peut avoir l'impression que tout est foutu quand l'ennui de devoir supporter son état est moindre que l'ennui de se donner les moyens de l'améliorer. Sauf que, si une fois qu'on s'est donné ces moyens (ou que quelqu'un d'autre nous les a permis), les choses ne sont pas si difficiles, c'est que tout n'était pas foutu.
La vision pessimiste, c'est qu'à un moment ou à un autre, tout est foutu en effet. La vision optimiste, c'est qu'il serait bien extraordinaire qu'il n'y ait aucune activité ou aucun projet où l'on ne puisse avancer un peu, ne serait-ce qu'un peu.
Alors, que ce soit grâce à la confiance en soi ou à la confiance en l'autre, je vois deux moyens principaux que l'on peut mettre en œuvre : une plus grande discipline de vie (avec le risque de s'épuiser à la respecter) et le changement de centres d'intérêt, de travail, de domicile, etc. (avec le risque de se perdre davantage).
La vision pessimiste, c'est qu'à un moment ou à un autre, tout est foutu en effet. La vision optimiste, c'est qu'il serait bien extraordinaire qu'il n'y ait aucune activité ou aucun projet où l'on ne puisse avancer un peu, ne serait-ce qu'un peu.
Alors, que ce soit grâce à la confiance en soi ou à la confiance en l'autre, je vois deux moyens principaux que l'on peut mettre en œuvre : une plus grande discipline de vie (avec le risque de s'épuiser à la respecter) et le changement de centres d'intérêt, de travail, de domicile, etc. (avec le risque de se perdre davantage).
Pieyre- Messages : 20908
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Tu as l'air de perdre tout espoir.
Je viens de traverser une période où j'avais l'impression de faire du sur-place, que je ne pouvais plus changer, où je cherchais des solutions pour avancer, mais celles que je trouvais ne répondaient qu'à des problèmes déjà solutionnés etc. C'est un peu la traversée du désert.
Et puis voilà, aujourd'hui je vois des portes s'ouvrir devant moi, des portes que je ne voyais même pas il y a quelques mois...et l'ironie dans tout cela c'est que je pourrai franchir ces portes avec les mêmes solutions qui m'ont déjà été utiles. Je cherchais des solutions, mais ce n'était pas ça dont j'avais besoin, j'avais besoin d'autres portes. Pourquoi je les vois aujourd'hui ? J'avais commencé à me résigner (lâcher prise ?) certes, mais j'ai juste l'impression que c'est la vie, qui est toujours en mouvement, un peu comme une rivière, avec des endroits où elle coule vite et d'autres où elle stagne presque.
Peut-être peux-tu profiter de cette période calme pour faire un point sur ce que tu as déjà accompli, d'où tu es parti et où tu en es ?
Tu fais mention de ton père : est-il toujours en vie ? s'approprier le comportement d'autres personnes c'est une façon de rester en lien avec elles. J'ai remarqué également qu'une autre raison d'adopter des comportements, négatifs, d'autres personnes, c'est une façon de les justifier, parce qu'on ne peut pas les accuser, vivre notre colère contre eux, comme si on avait peur de les tuer. Alors on fait pareil et on les justifie en pensant "je n'arrive pas à faire mieux, c'est donc vraiment qu'il a fait de son mieux", "comment je peux lui en vouloir puisque ce que j'aurais voulu, c'est impossible à faire ?" (Lire Alice Miller pour ce point)
Et pour répondre simplement à la question de ton sujet : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir
Bon cheminement à toi !
Je viens de traverser une période où j'avais l'impression de faire du sur-place, que je ne pouvais plus changer, où je cherchais des solutions pour avancer, mais celles que je trouvais ne répondaient qu'à des problèmes déjà solutionnés etc. C'est un peu la traversée du désert.
Et puis voilà, aujourd'hui je vois des portes s'ouvrir devant moi, des portes que je ne voyais même pas il y a quelques mois...et l'ironie dans tout cela c'est que je pourrai franchir ces portes avec les mêmes solutions qui m'ont déjà été utiles. Je cherchais des solutions, mais ce n'était pas ça dont j'avais besoin, j'avais besoin d'autres portes. Pourquoi je les vois aujourd'hui ? J'avais commencé à me résigner (lâcher prise ?) certes, mais j'ai juste l'impression que c'est la vie, qui est toujours en mouvement, un peu comme une rivière, avec des endroits où elle coule vite et d'autres où elle stagne presque.
Peut-être peux-tu profiter de cette période calme pour faire un point sur ce que tu as déjà accompli, d'où tu es parti et où tu en es ?
Tu fais mention de ton père : est-il toujours en vie ? s'approprier le comportement d'autres personnes c'est une façon de rester en lien avec elles. J'ai remarqué également qu'une autre raison d'adopter des comportements, négatifs, d'autres personnes, c'est une façon de les justifier, parce qu'on ne peut pas les accuser, vivre notre colère contre eux, comme si on avait peur de les tuer. Alors on fait pareil et on les justifie en pensant "je n'arrive pas à faire mieux, c'est donc vraiment qu'il a fait de son mieux", "comment je peux lui en vouloir puisque ce que j'aurais voulu, c'est impossible à faire ?" (Lire Alice Miller pour ce point)
Et pour répondre simplement à la question de ton sujet : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir
Bon cheminement à toi !
Weigela- Messages : 1011
Date d'inscription : 23/06/2011
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
J'aime beaucoup ce passage de portes.
Assurément, il y a des portes que l'on passe sans les voir, des portes ouvertes et franchies depuis bien longtemps.
Certaines personnes peuvent vous montrer une porte du doigt, mais est il utile de voir la porte?
Surtout lorsque le chemin que l'on parcourt invite a ne plus voir de porte.
Assurément, il y a des portes que l'on passe sans les voir, des portes ouvertes et franchies depuis bien longtemps.
Certaines personnes peuvent vous montrer une porte du doigt, mais est il utile de voir la porte?
Surtout lorsque le chemin que l'on parcourt invite a ne plus voir de porte.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Pale_Rider a écrit:
Je me suis battu toute ma vie pour… vivre.
... et si tu arrêtais de "te battre",
qui sait si tu arriverais à... vivre ?
Argos34- Messages : 218
Date d'inscription : 07/02/2016
Age : 60
Localisation : Montpellier
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Pale_Rider a écrit:A partir de quand doit-on considérer qu'il n'y a plus rien à faire ? Que c'est fini ?
Jamais !
Si on n'a pas la solution à un problème qui semble insoluble, d'autres l'ont probablement. On essaye de poser sur la situation un regard extérieur comme quelqu'un qui aurait d'autres schémas de pensée, d'autres valeurs, etc. Et si on y arrive pas tout seul, on cherche d'autres gens pour qu'ils posent eux le regard sur la situation sans les présupposés ou les raccourcis qu'on a nous. (d'autres gens ou des bouquins).
CD_CD- Messages : 661
Date d'inscription : 05/09/2015
Age : 48
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
En mode humour, car quand tout semble foutu, reste l'humour. Tu peux considérer que tout est foutu quand tu manges trop.
Sinon quand le fond du fond, je repense au film « Si le vent soulève les sables ». D'un côté, le désert qui grignote la terre, la saison sèche qui n'en finit plus, l'eau qui manque.De l'autre, la guerre qui menace.Au village, le puits est à sec. Le bétail meurt. La majorité des habitants, se fiant à leur instinct, partent en direction du Sud. Rahne, seul lettré, décide de partir avec Mouna, sa femme, et ses trois enfants vers l'Est.Leur seule richesse, quelques brebis, des chèvres et Chamelle, leur chameau.Histoire d'exode, de quête, d'espoir et de fatalité.
Je pense aussi au livre « au nom de tous les miens » de Martin Gray.
Bon courage.
- Spoiler:
Réponse à 0'55
Sinon quand le fond du fond, je repense au film « Si le vent soulève les sables ». D'un côté, le désert qui grignote la terre, la saison sèche qui n'en finit plus, l'eau qui manque.De l'autre, la guerre qui menace.Au village, le puits est à sec. Le bétail meurt. La majorité des habitants, se fiant à leur instinct, partent en direction du Sud. Rahne, seul lettré, décide de partir avec Mouna, sa femme, et ses trois enfants vers l'Est.Leur seule richesse, quelques brebis, des chèvres et Chamelle, leur chameau.Histoire d'exode, de quête, d'espoir et de fatalité.
- Spoiler:
Je pense aussi au livre « au nom de tous les miens » de Martin Gray.
Bon courage.
Gabriel- Messages : 2311
Date d'inscription : 10/12/2015
Age : 52
Localisation : 59
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
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Dernière édition par Pale_Rider le Mar 5 Juil 2016 - 13:18, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Je vais me résumer tout cela en une phrase, à la Mercador : ne pas lâcher.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Ma vie est faite de ratages – relatifs diront ceux qui sont dans une situation bien pire –, je manque dramatiquement de volonté – même si sur certains plans j'ai agi plus que d'autres – et je vis dans un état d'angoisse et de troubles physiques quasi-permanents. C'est-à-dire que je ne fais quasiment rien de mes journées. Mais je ne suis pas dépressif. Alors il doit y avoir une raison...Pale_Rider :
reconnaître que parfois on peut tout voir en noir... mais que ce n'est qu'un point de vue.
Quand on est au fond du trou, on peut se révolter et se battre, ou alors réfléchir aux moyens de s'en sortir, et puis finalement en appeler à l'aide... Mais, quand rien de tout cela ne donne rien, que la situation dure et que la déréliction peut s'installer, il est bon de se rappeler qu'à chaque fois il nous arrive de nous en sortir. C'est l'espoir qui fait vivre, mais un espoir fondé sur une réalité : parfois, sans qu'on ait à déployer ni courage ni raison, on se sort du trou, et parfois, sans qu'on n'ait appelé personne, quelqu'un nous amène là où il fait bon vivre.
Alors je me demande si les personnes qui sont dépressives ne sont pas celles qui ne jugent que sur le moment où l'on veut, celui de la pensée en acte, pour atteindre leurs objectifs, l'emporter sur les autres ou simplement se sortir des difficultés. Pourtant, quand ni nos capacités ni nos appels à l'aide ne donnent rien, et qu'on doit subir sans en connaître le terme, peut-être faudrait-il garder à l'esprit que l'on ne réduit pas à la situation dans laquelle on se trouve, puisqu'il y en aura d'autres. C'est une question de points de vue en effet.
Pieyre- Messages : 20908
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Merci Pale_Rider, tu vois, tout n'est pas perdu, tu m'as fait un compliment qui va rendre ma journée radieuse grâce à toi !
Ne sous-estime pas ta personne
- Pensée interne:
- Si au moins j'arrivais à m'aider moi-même
Ne sous-estime pas ta personne
Mercador- Messages : 117
Date d'inscription : 08/01/2016
Age : 47
Localisation : Québec
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Prends soin de toi Mercador et ne te sous-estime pas non plus.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
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Dernière édition par Pale_Rider le Mar 5 Juil 2016 - 13:22, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Pale_Rider a écrit:Si ça pouvait me servir de leçon pour introduire un peu de discipline dans ma vie !
Mieux vaut s'envoyer un anxiolytique et dormir que passer la nuit à déprimer ou à glander sur internet !
Ba, si tu remplace internet par ZC, c'est assurément productif
Personnellement, la seule discipline que j'arrive plus a avoir, c'est ne pas faire ce qui est bon pour moi (mais chut... certains pourraient vouloir en profiter).
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Salut Pale Rider
Ce que tu dis me parle très fort. J’ai moi-même l’impression d’être dans un combat perpétuel contre une marée qui ne cesse de me faire reculer et depuis quelques temps, depuis que j’ai découvert ma zébritude en fait, c’est-à-dire depuis quelques mois, j’essaie d’appliquer certaines solutions.
Je pense que pour commencer, il est important d’admettre que notre point de vue sur nous-même n’est pas forcément objectif. Notre souffrance l’est, malheureusement, mais notre interprétation de notre souffrance étant le produit presque direct de cette souffrance, elle est par définition subjective, donc en partie erronée.
Quelqu’un sur le forum m’a orienté il y a quelques temps vers la méditation de la pleine conscience, en m’expliquant qu’en gros, on peut commencer très simplement à faire des exercices de concentration mentale sur le présent, l’instant présent, en laissant passer par notre cerveau tout ce qui passe par lui dès que notre mental s’apaise.
Si tu médites sur le présent, tu vas voir défiler sous tes yeux tout ce que tu n’arrives pas forcément à gérer dans ton quotidien : tes contraventions, tes problèmes d’URSSAF, l’anniversaire de la Tante Gilberte avec toute la famille et dont la simple idée t’angoisse depuis des semaines, etc. Tu laisses passer tout ça, tu es dans le présent, tu attends la prochaine idée qui va arriver pour mieux la laisser passer, et puis tout ça fini par se décanter et par t’ancrer dans le présent.
Or nos angoisses sont ancrées dans le passé où on a des regrets, des deuils, des rancunes, des cicatrices, dans et le futur avec la peur de la mort, du chômage, de l’échec, de l’avenir de ses gosses, etc. Dans le présent on est assez rarement très malheureux. En France il n’y a pas la guerre, la famine, la Méditerranée à traverser sur une coquille de noix. Souvent nous nous pourrissons nous-mêmes le présent en le badigeonnant des suies de nos angoisses.
Au bout du compte, on sort de ce type de méditation l’esprit comme lavé de tout un tas de scories, mieux ancré dans son corps, mieux dans notre maîtrise du temps et de nos humeurs.
Bon je te raconte tout ça mais ça n’est pas évident. Ca permet juste de se sentir mieux au moins ponctuellement. C’est ce que je me suis dit il y a quelques mois après un grand coup de toboggan qui m’a mis en face de certaines réalités : essaie de tout faire pour te sentir mieux sur le moment, et ça ne pourra pas aller moins bien sur la durée.
Il y a aussi des petits trucs dans le yoga et le Qi gong pour stimuler ton énergie et mieux habiter ton corps et ton esprit, mieux prendre à bras le corps ta vie pour accomplir ta destinée.
Toutes ces petites bricoles mises bout à bout peuvent te remettre à ta vraie place dans l’univers, c’est-à-dire dans une vie qui a un sens.
Plus facile à dire qu’à faire, mais bon, ça m’a permis de faire de petits pas et de remonter un peu mon estime de moi.
Bon corrage pour ce voyage.
Ce que tu dis me parle très fort. J’ai moi-même l’impression d’être dans un combat perpétuel contre une marée qui ne cesse de me faire reculer et depuis quelques temps, depuis que j’ai découvert ma zébritude en fait, c’est-à-dire depuis quelques mois, j’essaie d’appliquer certaines solutions.
Je pense que pour commencer, il est important d’admettre que notre point de vue sur nous-même n’est pas forcément objectif. Notre souffrance l’est, malheureusement, mais notre interprétation de notre souffrance étant le produit presque direct de cette souffrance, elle est par définition subjective, donc en partie erronée.
Quelqu’un sur le forum m’a orienté il y a quelques temps vers la méditation de la pleine conscience, en m’expliquant qu’en gros, on peut commencer très simplement à faire des exercices de concentration mentale sur le présent, l’instant présent, en laissant passer par notre cerveau tout ce qui passe par lui dès que notre mental s’apaise.
Si tu médites sur le présent, tu vas voir défiler sous tes yeux tout ce que tu n’arrives pas forcément à gérer dans ton quotidien : tes contraventions, tes problèmes d’URSSAF, l’anniversaire de la Tante Gilberte avec toute la famille et dont la simple idée t’angoisse depuis des semaines, etc. Tu laisses passer tout ça, tu es dans le présent, tu attends la prochaine idée qui va arriver pour mieux la laisser passer, et puis tout ça fini par se décanter et par t’ancrer dans le présent.
Or nos angoisses sont ancrées dans le passé où on a des regrets, des deuils, des rancunes, des cicatrices, dans et le futur avec la peur de la mort, du chômage, de l’échec, de l’avenir de ses gosses, etc. Dans le présent on est assez rarement très malheureux. En France il n’y a pas la guerre, la famine, la Méditerranée à traverser sur une coquille de noix. Souvent nous nous pourrissons nous-mêmes le présent en le badigeonnant des suies de nos angoisses.
Au bout du compte, on sort de ce type de méditation l’esprit comme lavé de tout un tas de scories, mieux ancré dans son corps, mieux dans notre maîtrise du temps et de nos humeurs.
Bon je te raconte tout ça mais ça n’est pas évident. Ca permet juste de se sentir mieux au moins ponctuellement. C’est ce que je me suis dit il y a quelques mois après un grand coup de toboggan qui m’a mis en face de certaines réalités : essaie de tout faire pour te sentir mieux sur le moment, et ça ne pourra pas aller moins bien sur la durée.
Il y a aussi des petits trucs dans le yoga et le Qi gong pour stimuler ton énergie et mieux habiter ton corps et ton esprit, mieux prendre à bras le corps ta vie pour accomplir ta destinée.
Toutes ces petites bricoles mises bout à bout peuvent te remettre à ta vraie place dans l’univers, c’est-à-dire dans une vie qui a un sens.
Plus facile à dire qu’à faire, mais bon, ça m’a permis de faire de petits pas et de remonter un peu mon estime de moi.
Bon corrage pour ce voyage.
Thybo- Messages : 315
Date d'inscription : 09/08/2015
Localisation : Dunwich
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Merci Pale Rider ! Il est vrai que je ne me renseigne plus assez. J'ai fait du tourisme médical il y a quelques années, entre généralistes et psychiatres. Mais j'ai arrêté. À quoi bon ? Cela fait 30 ans que j'ai ces problèmes. Il y a sans doute une solution, ne serait-ce que pour les atténuer. On verra, quand j'aurai la motivation...
Thybo, je n'ai aucun problème avec le passé ni avec le futur. Mon problème, c'est le présent; c'est la fraction de seconde qu'il y a entre la volonté et la réalisation.
Thybo, je n'ai aucun problème avec le passé ni avec le futur. Mon problème, c'est le présent; c'est la fraction de seconde qu'il y a entre la volonté et la réalisation.
Pieyre- Messages : 20908
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Salut
Je répondais surtout à Pale Ryder. Se demander si tout est foutu, ça doit correspondre à une angoisse ou je ne m'y connais pas et la pratique, même chancelante de ce type de méditation me recentre sur le présent et me fait oublier (un temps, un peu) les regrets du passé et l'angoisse de l'avenir.
Ceci dit, "la fraction de seconde qu'il y a entre la volonté et la réalisation" dont tu parles Pieyre, ça me parle aussi bcp.
J'essaie en permanence de faire sauter des freins qui bloquent ma progression (sur le plan professionnel surtout) et je sens qu'il y a quelque chose de très enraciné (dans le temps et dans mes comportements) et que je n'arrive pas à identifier. Ca ressemble bcp finalement à ce qu'on appelle la procrastination. Comme un mur de verre entre nous et l'action.
As-tu des pistes de réflexion, des intuitions autour de cette problématique ? Si oui je suis preneur.
Je répondais surtout à Pale Ryder. Se demander si tout est foutu, ça doit correspondre à une angoisse ou je ne m'y connais pas et la pratique, même chancelante de ce type de méditation me recentre sur le présent et me fait oublier (un temps, un peu) les regrets du passé et l'angoisse de l'avenir.
Ceci dit, "la fraction de seconde qu'il y a entre la volonté et la réalisation" dont tu parles Pieyre, ça me parle aussi bcp.
J'essaie en permanence de faire sauter des freins qui bloquent ma progression (sur le plan professionnel surtout) et je sens qu'il y a quelque chose de très enraciné (dans le temps et dans mes comportements) et que je n'arrive pas à identifier. Ca ressemble bcp finalement à ce qu'on appelle la procrastination. Comme un mur de verre entre nous et l'action.
As-tu des pistes de réflexion, des intuitions autour de cette problématique ? Si oui je suis preneur.
Thybo- Messages : 315
Date d'inscription : 09/08/2015
Localisation : Dunwich
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Seulement quand on est mort enterré (et ça, on n'a le droit que quand on a vécu notre vie jusqu'au bout, hein...) Avant ça, des tas de solution: les médocs, le psy, la lecture, les chats, faire du jardinage, aller voir des trucs au ciné, retourner chez le psy (si possible avec une approche spéciale zèbre), s"autoriser à oser, pas rester enfermé dans sa tête avec ses envie de se foutre en l'air. Celui qui est en train d'être foutu, en toi, c'est le timide, celui qui ose pas être intelligent, qui croit qu'il n'a pas le droit d'aller sur son chemin, quoi qu'en pensent les autres. Les autres (et le flic dedans toi) ils font ce qu'ils veulent. Alors le gars pas autorisé en toi, qu'il arrête, qu'il s'éteigne, et ça fera de la place pour l'inventif, l'intelligent, qui a des idées, plein même. Courage. Si tu en es là, c'est que tu as déjà bien avancé (mais t'es pas arrivé, pas encore libéré).
Mag-Stone- Messages : 397
Date d'inscription : 06/12/2015
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Thybo, j'ai une piste, oui, mais elle est très personnelle et très limitée. Aussi je ne sais pas si elle peut être utile à d'autres.
Ce que je crois, c'est que, chez la plupart des gens, la volonté de bien faire (c'est-à-dire d'abord de bien faire pour soi-même) entraîne un plaisir anticipé (un psychiatre m'a parlé un jour du circuit de la reconnaissance, ou quelque chose comme ça). Aussi, même si l'on rechigne à la tâche et qu'on procrastine, dès lors que la volonté adhère, on se place déjà dans un schéma de réalisation.
Mais, chez certains, il y a comme une disjonction entre deux formes de volonté : une bonne, qui correspond à ce qu'on veut vraiment, mais à la façon d'un chef qui commande; et une mauvaise, qui correspond à une adhésion contrainte, parce qu'elle envisage les efforts à fournir, à la façon d'un employé qui doit réaliser ce qu'il n'a pas décidé.
Alors, la méthode, que j'ai expérimentée avec succès il y a quelques années, durant un mois à peu près, c'est de se dire : oublions la délibération entre les deux volontés; ce que je veux faire (bonne volonté) doit être fait; certes ce sera difficile (pour la mauvaise volonté) mais en le faisant j'éprouverai du plaisir, et quand ce sera fini aussi. C'est-à-dire que les deux instances de ma conscience seront satisfaites.
Et c'est vrai : quand on fait tout ce qu'on doit dès lors qu'on se dit qu'on le doit, on réalise ce qu'on avait laissé en plan depuis longtemps. Mais, dans mon cas, cela ne tient pas, comme si j'avais pris la mauvaise volonté par surprise et, qu'ensuite, une fois qu'elle s'était reprise, elle trouvait de nouveaux moyens pour freiner le mouvement.
Ce que je crois, c'est que, chez la plupart des gens, la volonté de bien faire (c'est-à-dire d'abord de bien faire pour soi-même) entraîne un plaisir anticipé (un psychiatre m'a parlé un jour du circuit de la reconnaissance, ou quelque chose comme ça). Aussi, même si l'on rechigne à la tâche et qu'on procrastine, dès lors que la volonté adhère, on se place déjà dans un schéma de réalisation.
Mais, chez certains, il y a comme une disjonction entre deux formes de volonté : une bonne, qui correspond à ce qu'on veut vraiment, mais à la façon d'un chef qui commande; et une mauvaise, qui correspond à une adhésion contrainte, parce qu'elle envisage les efforts à fournir, à la façon d'un employé qui doit réaliser ce qu'il n'a pas décidé.
Alors, la méthode, que j'ai expérimentée avec succès il y a quelques années, durant un mois à peu près, c'est de se dire : oublions la délibération entre les deux volontés; ce que je veux faire (bonne volonté) doit être fait; certes ce sera difficile (pour la mauvaise volonté) mais en le faisant j'éprouverai du plaisir, et quand ce sera fini aussi. C'est-à-dire que les deux instances de ma conscience seront satisfaites.
Et c'est vrai : quand on fait tout ce qu'on doit dès lors qu'on se dit qu'on le doit, on réalise ce qu'on avait laissé en plan depuis longtemps. Mais, dans mon cas, cela ne tient pas, comme si j'avais pris la mauvaise volonté par surprise et, qu'ensuite, une fois qu'elle s'était reprise, elle trouvait de nouveaux moyens pour freiner le mouvement.
Pieyre- Messages : 20908
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
C'est très intéressant ce que tu dis Pieyre. Ca me fait penser à ce que disent aussi souvent les psys, et qui semble ne pas s'appliquer dans le cas que tu narres, à savoir qu'une fois qu'une habitude est prise, le circuit neuronal vertueux s'impose et la "bonne pratique" s’exerce quasiment machinalement, sans plus qu’on ait à véritablement y penser.
Peut-être ton expérience d'un mois s'est-elle terminée la veille de l'établissement définitive du circuit vertueux dans ta matière grise - j'ai faille écrire matière crise (je pense à moi, bien sûr), beau lapsus évité de justesse).
Pour ce que me concerne, autant je suis capable de faire des efforts cérébraux très intenses et prolongés dans mon travail, autant dans le domaine de la gestion de mes paperasses, de ma carrière, de mes choix économiques et de vie c'est la catastrophe. Tous mes élans vertueux ou non se fracassent sur le premier écueil pratique. Quand je suis en train de boucler un dossier bureaucratique quelconque, déjà son côté inutile, presque nuisible (pour la nature en tous cas pour la paperasse) et kafkaïen m'use les nerfs, mais si, à la fin, la moindre pièce me manque, je sais que tout est perdu pour longtemps : toute ma bonne volonté se dégonfle et il me faudra une énergie phénoménale pour aller rechercher le p... de certificat/attestation ou autre qui manque, boucler le bazar et tout renvoyer à l'administration concernée. Je ne comprends pas pourquoi sur le plan intellectuel ma faculté d’implication se développe encore à mon âge alors que sur un terrain pratique, rien ne tient la route.
Par curiosité, cela ressemble-t-il à la difficulté que tu rencontres ou non ?
Pour finir, je retiendrai ta phrase "Ma vie est faite de ratages".
C'est aussi une idée qui me tourne dans la tête comme un quark dans un cyclotron...
Peut-être ton expérience d'un mois s'est-elle terminée la veille de l'établissement définitive du circuit vertueux dans ta matière grise - j'ai faille écrire matière crise (je pense à moi, bien sûr), beau lapsus évité de justesse).
Pour ce que me concerne, autant je suis capable de faire des efforts cérébraux très intenses et prolongés dans mon travail, autant dans le domaine de la gestion de mes paperasses, de ma carrière, de mes choix économiques et de vie c'est la catastrophe. Tous mes élans vertueux ou non se fracassent sur le premier écueil pratique. Quand je suis en train de boucler un dossier bureaucratique quelconque, déjà son côté inutile, presque nuisible (pour la nature en tous cas pour la paperasse) et kafkaïen m'use les nerfs, mais si, à la fin, la moindre pièce me manque, je sais que tout est perdu pour longtemps : toute ma bonne volonté se dégonfle et il me faudra une énergie phénoménale pour aller rechercher le p... de certificat/attestation ou autre qui manque, boucler le bazar et tout renvoyer à l'administration concernée. Je ne comprends pas pourquoi sur le plan intellectuel ma faculté d’implication se développe encore à mon âge alors que sur un terrain pratique, rien ne tient la route.
Par curiosité, cela ressemble-t-il à la difficulté que tu rencontres ou non ?
Pour finir, je retiendrai ta phrase "Ma vie est faite de ratages".
C'est aussi une idée qui me tourne dans la tête comme un quark dans un cyclotron...
Thybo- Messages : 315
Date d'inscription : 09/08/2015
Localisation : Dunwich
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Il m'est arrivé de prendre des habitudes et qu'elles tiennent, parce qu'elles étaient faciles à définir : je me lève à telle heure, j'ai telles activités, j'écoute des émissions de radio pour bien fixer les horaires, etc. Mais c'est beaucoup plus difficile dès lors qu'il s'agit d'activités intellectuelles libres, de projets personnels dont on ne peut encadrer l'avancement.
Quant à tes difficultés concernant la paperasse, c'est de même pour moi. Il y a trois ans, j'ai oublié de cocher la case indiquant que je n'avais pas de téléviseur sur ma déclaration d'impôt. On m'a appliqué la taxe; je n'ai pas payé; depuis lors je ne déclare plus rien, malgré les lettres de relance et de menaces. Tant qu'on ne me menacera pas de me passer par les armes, je crois bien que je laisserai traîner.
Par ailleurs, quand je dis que ma vie est faite de ratages, c'est avec des réussites, mais j'aurais tellement souhaité que tout soit parfait... Et pourtant, sans ces ratages, il y a tellement de situations que je n'aurais pas connues... En fait je suis un saboteur. C'est difficile à vivre parfois mais c'est aussi libérateur. Tout n'est jamais foutu pour moi parce que je n'ai pas le temps de m'attacher. Alors tant pis si ça rate ! Il faut bien repartir sur autre chose...
Quant à tes difficultés concernant la paperasse, c'est de même pour moi. Il y a trois ans, j'ai oublié de cocher la case indiquant que je n'avais pas de téléviseur sur ma déclaration d'impôt. On m'a appliqué la taxe; je n'ai pas payé; depuis lors je ne déclare plus rien, malgré les lettres de relance et de menaces. Tant qu'on ne me menacera pas de me passer par les armes, je crois bien que je laisserai traîner.
Par ailleurs, quand je dis que ma vie est faite de ratages, c'est avec des réussites, mais j'aurais tellement souhaité que tout soit parfait... Et pourtant, sans ces ratages, il y a tellement de situations que je n'aurais pas connues... En fait je suis un saboteur. C'est difficile à vivre parfois mais c'est aussi libérateur. Tout n'est jamais foutu pour moi parce que je n'ai pas le temps de m'attacher. Alors tant pis si ça rate ! Il faut bien repartir sur autre chose...
Pieyre- Messages : 20908
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
As-tu trouvé des pistes pour éliminer concrètement cette dichotomie entre la volonté autoritaire du chef et la volonté "rechigneuse" de l'employé sous un même crâne ? Sur le plan pragmatique, psy ou philosophique. En fait c'est un déchirement !
Une psy m'avait dit que j'avais des saboteurs, comme toi. J'ai réussi à leur faire un peu la guerre, mais il doit y avoir une raison impérieuse là-dessous qui est sans doute d'ordre existentiel. Qu'est-ce qui nous pousse à saboter ?
Avis à la population : QU'EST CE QUI NOUS POUSSE A SABOTER ET A PROCRASTINER ?
Une psy m'avait dit que j'avais des saboteurs, comme toi. J'ai réussi à leur faire un peu la guerre, mais il doit y avoir une raison impérieuse là-dessous qui est sans doute d'ordre existentiel. Qu'est-ce qui nous pousse à saboter ?
Avis à la population : QU'EST CE QUI NOUS POUSSE A SABOTER ET A PROCRASTINER ?
Thybo- Messages : 315
Date d'inscription : 09/08/2015
Localisation : Dunwich
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Thybo, j'aurais bien une théorie (qui n'est bien sûr pas de moi) pour rendre compte de ce comportement, mais elle est difficilement acceptable. Enfin, j'en ai fait part plusieurs fois ici sans jamais qu'on daigne la critiquer.
Voici. Les personnes qui manifestaient de grands talents intellectuels, qui se sont montrées contentes d'elles, critiques à l'égard des puissants et méprisantes envers les autres, eh bien, elles n'ont pas dû être très bien vues. À moins de disposer d'une force ou d'un charisme qui les a fait accepter, il a dû leur arriver des problèmes. Aussi leur intégration sociale, notamment leur reproduction, a dû être plus difficile. Alors, si un tel phénomène s'est prolongé au fil des générations, on obtient un certain nombre de gens talentueux du type de ceux qui sont passés entre les gouttes : des personnes qui manifestent un manque de confiance, des troubles divers, dont on reconnaît les talents mais qui ne sont pas tellement enviés, un bon critère pour être accepté.
Mais je ne dis pas que cela explique tous les problèmes. Il y en a bien sûr un certain nombre qui dépendent des difficultés de communication et d'intégration rencontrés au cours de la vie.
Maintenant, des pistes pour concilier la volonté et les tendances qui la restreignent, eh bien je pense qu'on ne peut éviter le rapport de force. Dans une situation d'urgence, la volonté peut l'emporter, parce que l'enjeu est évident (de même que, dans une entreprise, tous acceptent des sacrifices pour qu'on ne dépose pas le bilan). Sinon, on peut s'appuyer sur une discipline de vie qui oblige, parce que la routine est plus facile à imposer que l'exigence arbitraire. Et puis au contraire on peut s'appuyer sur le changement de mode de vie, en faisant en sorte qu'on ne puisse plus revenir en arrière. Alors il faut bien s'adapter; là aussi cela oblige.
Voici. Les personnes qui manifestaient de grands talents intellectuels, qui se sont montrées contentes d'elles, critiques à l'égard des puissants et méprisantes envers les autres, eh bien, elles n'ont pas dû être très bien vues. À moins de disposer d'une force ou d'un charisme qui les a fait accepter, il a dû leur arriver des problèmes. Aussi leur intégration sociale, notamment leur reproduction, a dû être plus difficile. Alors, si un tel phénomène s'est prolongé au fil des générations, on obtient un certain nombre de gens talentueux du type de ceux qui sont passés entre les gouttes : des personnes qui manifestent un manque de confiance, des troubles divers, dont on reconnaît les talents mais qui ne sont pas tellement enviés, un bon critère pour être accepté.
Mais je ne dis pas que cela explique tous les problèmes. Il y en a bien sûr un certain nombre qui dépendent des difficultés de communication et d'intégration rencontrés au cours de la vie.
Maintenant, des pistes pour concilier la volonté et les tendances qui la restreignent, eh bien je pense qu'on ne peut éviter le rapport de force. Dans une situation d'urgence, la volonté peut l'emporter, parce que l'enjeu est évident (de même que, dans une entreprise, tous acceptent des sacrifices pour qu'on ne dépose pas le bilan). Sinon, on peut s'appuyer sur une discipline de vie qui oblige, parce que la routine est plus facile à imposer que l'exigence arbitraire. Et puis au contraire on peut s'appuyer sur le changement de mode de vie, en faisant en sorte qu'on ne puisse plus revenir en arrière. Alors il faut bien s'adapter; là aussi cela oblige.
Pieyre- Messages : 20908
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Thybo a écrit:As-tu trouvé des pistes pour éliminer concrètement cette dichotomie entre la volonté autoritaire du chef et la volonté "rechigneuse" de l'employé sous un même crâne ? Sur le plan pragmatique, psy ou philosophique. En fait c'est un déchirement !
Une psy m'avait dit que j'avais des saboteurs, comme toi. J'ai réussi à leur faire un peu la guerre, mais il doit y avoir une raison impérieuse là-dessous qui est sans doute d'ordre existentiel. Qu'est-ce qui nous pousse à saboter ?
Avis à la population : QU'EST CE QUI NOUS POUSSE A SABOTER ET A PROCRASTINER ?
Ça, c'est pas mal, à mon avis.
Ça te donnera au minimum qq pistes de réflexion :
http://www.odilejacob.fr/catalogue/psychologie/guides-pour-s-aider-soi-meme/comment-ne-pas-tout-remettre-au-lendemain_9782738117106.php
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Thybo a écrit:
Pour ce que me concerne, autant je suis capable de faire des efforts cérébraux très intenses et prolongés dans mon travail, autant dans le domaine de la gestion de mes paperasses, de ma carrière, de mes choix économiques et de vie c'est la catastrophe. Tous mes élans vertueux ou non se fracassent sur le premier écueil pratique. Quand je suis en train de boucler un dossier bureaucratique quelconque, déjà son côté inutile, presque nuisible (pour la nature en tous cas pour la paperasse) et kafkaïen m'use les nerfs, mais si, à la fin, la moindre pièce me manque, je sais que tout est perdu pour longtemps : toute ma bonne volonté se dégonfle et il me faudra une énergie phénoménale pour aller rechercher le p... de certificat/attestation ou autre qui manque, boucler le bazar et tout renvoyer à l'administration concernée. Je ne comprends pas pourquoi sur le plan intellectuel ma faculté d’implication se développe encore à mon âge alors que sur un terrain pratique, rien ne tient la route.
En même temps, comment se motiver pour un truc totalement dépourvu d'intérêt ?!!!
Hier, je suis allé acheter du dentifrice, j'ai fait laver ma voiture, j'ai même rempli deux trois paperasses avant-hier.
Bravo !
Explication : je suis malade, j'ai un genre de rhume qui me fatigue beaucoup.
Je ne peux donc pas me consacrer à mes tâches habituelles qui exigent ténacité, réflexion etc. ou en tout cas qui m'intéressent.
Conclusion : il n'y a que quand mon cerveau et sur off parce que je suis momentanément diminué par une grosse fatigue que je me comporte comme "monsieur-tout-le-monde".
C'est comme ça.
Quand je suis en forme, je n'ai pas de temps à perdre avec des activités (que je juge) sans intérêt.
Tous les surdoués ne sont pas comme ça : mon père consacre du temps à des choses dont je n'ai rien à foutre.
J'ai du mal à le comprendre, mais c'est comme ça.
Par contre, quand mes finances ont commencé à tourner à la catastrophe, je me suis remué pour faire un peu de paperasse.
Pénible… mais vital.
Quand y a plus le choix, y a plus le choix !
Dernière édition par Pale_Rider le Mer 2 Mar 2016 - 20:12, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Je n'ai pas eu le temps de poster ça l'autre jour :
Merci pour ton intervention Thybo.
J'avais déjà entendu parler de la méditation pleine conscience, je me souviens même d'avoir lu quelques pages de C. André à ce sujet.
Mais ton résumé de la méthode est très clair !
D'autant que tu as raison, ce n'est pas le moment présent en soi qui fait mal, c'est tout le passé qui se ramène à sa suite ainsi que des anticipations négatives du futur !
Hier, j'aurais du être très fier de moi.
Au lieu de ça j'ai déprimé.
J'aurais du m'endormir vaincu par la fatigue physique.
Je me suis endormi après une nuit d'usure psychologique.
Aujourd'hui, je devais attaquer un projet très important.
J'attendrai demain car je suis K.O. !
La méditation pleine conscience, ça pourrait faire partie de la discipline dont parlait Pieyre.
Pour ce qui est du corps, yoga etc. je suis assez bien « incarné ».
Revers de la médaille : les douleurs, problèmes physiques me touchent d'autant plus.
… A moi de les resituer dans le présent !
Merci aussi pour tes encouragements.
Bon courage à toi aussi !
Merci pour ton intervention Thybo.
J'avais déjà entendu parler de la méditation pleine conscience, je me souviens même d'avoir lu quelques pages de C. André à ce sujet.
Mais ton résumé de la méthode est très clair !
D'autant que tu as raison, ce n'est pas le moment présent en soi qui fait mal, c'est tout le passé qui se ramène à sa suite ainsi que des anticipations négatives du futur !
Hier, j'aurais du être très fier de moi.
Au lieu de ça j'ai déprimé.
J'aurais du m'endormir vaincu par la fatigue physique.
Je me suis endormi après une nuit d'usure psychologique.
Aujourd'hui, je devais attaquer un projet très important.
J'attendrai demain car je suis K.O. !
La méditation pleine conscience, ça pourrait faire partie de la discipline dont parlait Pieyre.
Pour ce qui est du corps, yoga etc. je suis assez bien « incarné ».
Revers de la médaille : les douleurs, problèmes physiques me touchent d'autant plus.
… A moi de les resituer dans le présent !
Merci aussi pour tes encouragements.
Bon courage à toi aussi !
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Pale_Rider a écrit:En même temps, comment se motiver pour un truc totalement dépourvu d'intérêt ?!!!
Ouais, mais c'est une question de dose (et de contingence).
Nettoyer les chiottes aussi, c'est totalement dépourvu d'intérêt, mais (j'espère !) vous le faites quand il faut, non ?
Les choses pour lesquelles on se force, c'est une question de lien entre la pénibilité et ce qu'on compte en retirer, de répétition lassante ou pas, etc. Non ?
Et puis les choses ont toujours un intérêt à un niveau donné, non ?
Le problème principal (enfin, le mien), c'est que les journées n'ont que 24 heures. 72, ce serait pas mal, en fait.
CD_CD- Messages : 661
Date d'inscription : 05/09/2015
Age : 48
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Salut les Z's,
Pour la pleine conscience, je vous partage ce lien (explications, méthode et mp3) :
http://www.epsm-lille-metropole.fr/content/méditation-tbpc-g07
Pour la procrastination, voici mes impressions. Quand je sais que je sais faire une tâche donnée, notamment au bureau, elle perd son intérêt et je ne m'y attelle pas car je vais m'ennuyer. A contrario, si c'est une nouveauté complète, j'ai comme peur de m'y mettre car j'ai l'impression que je vais me planter. Le tout sur un fond d'ennui infini, issu de l'école et de mon histoire personnelle, ennui qui me paralyse ou m'endort.
J'ai également le syndrome du « si ce n'est pas parfait, à quoi bon le faire ? » . Et comme mes critères de perfection sont élevés, cela incite à tout remettre à plus tard. Sur ce point particulier, je m'en accommode mieux avec un adage anglais « done is better than perfect ».
Voilà !
Pour la pleine conscience, je vous partage ce lien (explications, méthode et mp3) :
http://www.epsm-lille-metropole.fr/content/méditation-tbpc-g07
Pour la procrastination, voici mes impressions. Quand je sais que je sais faire une tâche donnée, notamment au bureau, elle perd son intérêt et je ne m'y attelle pas car je vais m'ennuyer. A contrario, si c'est une nouveauté complète, j'ai comme peur de m'y mettre car j'ai l'impression que je vais me planter. Le tout sur un fond d'ennui infini, issu de l'école et de mon histoire personnelle, ennui qui me paralyse ou m'endort.
J'ai également le syndrome du « si ce n'est pas parfait, à quoi bon le faire ? » . Et comme mes critères de perfection sont élevés, cela incite à tout remettre à plus tard. Sur ce point particulier, je m'en accommode mieux avec un adage anglais « done is better than perfect ».
Voilà !
Gabriel- Messages : 2311
Date d'inscription : 10/12/2015
Age : 52
Localisation : 59
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Hello,
Je prends le train en route...
Tes propos font évidemment écho en moi.
Le résultat du test m'a permis de passer une porte qui s'est ouverte très facilement, alors que jusqu'à présent, toutes me résistaient, voire rester fermées.
Je me pensais dépressive chronique, j'avais juste une façon de penser et de réfléchir différente.
Depuis, je vois ma psy dès que quelque chose ne va pas, mais globalement je crois pouvoir te dire que je n'ai jamais été aussi bien dans mes pompes qu'en ce moment.
Bien sûr, tout ce qui me pourrissait (note l'imparfait) la vie n'a pas pour autant disparu, mais je suis beaucoup moins atteinte par ces choses indépendantes de ma volonté.
Je gère, et pas si mal que ça finalement.
Donc si je peux me permettre un conseil, histoire de réussir à te défaire de toutes ces pensées négatives (qui n'ont, je suis quasi certaine, pas lieu d'être), comme te l'ont conseillé d'autres avant moi : va voir un psy.
Si possible un spécialisé HP qui connaît son sujet.
Je dis cela car j'ai eu la malchance de tomber sur un psychiatre qui aurait pu me faire beaucoup de mal, avant de rencontrer ma psy(chologue) spécialisée HP qui me convient parfaitement.
J'espère sincèrement que tu iras vite mieux, parce que non, rien n'est jamais foutu
Donne des nouvelles.
Edith
Je prends le train en route...
Tes propos font évidemment écho en moi.
Le résultat du test m'a permis de passer une porte qui s'est ouverte très facilement, alors que jusqu'à présent, toutes me résistaient, voire rester fermées.
Je me pensais dépressive chronique, j'avais juste une façon de penser et de réfléchir différente.
Depuis, je vois ma psy dès que quelque chose ne va pas, mais globalement je crois pouvoir te dire que je n'ai jamais été aussi bien dans mes pompes qu'en ce moment.
Bien sûr, tout ce qui me pourrissait (note l'imparfait) la vie n'a pas pour autant disparu, mais je suis beaucoup moins atteinte par ces choses indépendantes de ma volonté.
Je gère, et pas si mal que ça finalement.
Donc si je peux me permettre un conseil, histoire de réussir à te défaire de toutes ces pensées négatives (qui n'ont, je suis quasi certaine, pas lieu d'être), comme te l'ont conseillé d'autres avant moi : va voir un psy.
Si possible un spécialisé HP qui connaît son sujet.
Je dis cela car j'ai eu la malchance de tomber sur un psychiatre qui aurait pu me faire beaucoup de mal, avant de rencontrer ma psy(chologue) spécialisée HP qui me convient parfaitement.
J'espère sincèrement que tu iras vite mieux, parce que non, rien n'est jamais foutu
Donne des nouvelles.
Edith
Montmartre- Messages : 102
Date d'inscription : 25/02/2016
Age : 55
Localisation : Paris
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
jamais
pour cette raison :
l'absence
Il y avait trois ans que la femme toujours aimée lui avait été enlevée par la mort. Il ne s'en remettait pas. D'autant plus amer que sa situation matérielle n'avait jamais été aussi florissante.
Il en arriva à larguer peu à peu, mais implacablement, toute envie à vivre et décida d'en finir en se jetant par la fenêtre de son appartement de grand standing. Sans doute aurait-il choisi un autre moyen de suicide s'il n'avait pas habité si haut: 42e étage d'une élégante tour de verre et d'acier.
Il était huit heures du matin quand il plongea dans le vide aprés avoir enjambé son balcon.
C'est en passant devant une vaste baie vitrée du 30e étage qu'il capta la vision magnifique d'une fragile et tendre blonde qui s'habillait pour aller au bureau. Et il sentit, en flash, la silencieuse explosion d'une fulgurante certitude: celle d'avoir croisé l'autre femme de sa vie.
Jacques Sternberg (histoires à dormir sans vous)
pour cette raison :
l'absence
Il y avait trois ans que la femme toujours aimée lui avait été enlevée par la mort. Il ne s'en remettait pas. D'autant plus amer que sa situation matérielle n'avait jamais été aussi florissante.
Il en arriva à larguer peu à peu, mais implacablement, toute envie à vivre et décida d'en finir en se jetant par la fenêtre de son appartement de grand standing. Sans doute aurait-il choisi un autre moyen de suicide s'il n'avait pas habité si haut: 42e étage d'une élégante tour de verre et d'acier.
Il était huit heures du matin quand il plongea dans le vide aprés avoir enjambé son balcon.
C'est en passant devant une vaste baie vitrée du 30e étage qu'il capta la vision magnifique d'une fragile et tendre blonde qui s'habillait pour aller au bureau. Et il sentit, en flash, la silencieuse explosion d'une fulgurante certitude: celle d'avoir croisé l'autre femme de sa vie.
Jacques Sternberg (histoires à dormir sans vous)
petitefadette- Messages : 102
Date d'inscription : 27/09/2013
Age : 43
Localisation : Isère
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
C'est une très bonne question.
Le mec qui l'a posée doit être THQI !
Le mec qui l'a posée doit être THQI !
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
petitefadette a écrit:jamais
pour cette raison :
l'absence
Il y avait trois ans que la femme toujours aimée lui avait été enlevée par la mort. Il ne s'en remettait pas. D'autant plus amer que sa situation matérielle n'avait jamais été aussi florissante.
Il en arriva à larguer peu à peu, mais implacablement, toute envie à vivre et décida d'en finir en se jetant par la fenêtre de son appartement de grand standing. Sans doute aurait-il choisi un autre moyen de suicide s'il n'avait pas habité si haut: 42e étage d'une élégante tour de verre et d'acier.
Il était huit heures du matin quand il plongea dans le vide après avoir enjambé son balcon.
C'est en passant devant une vaste baie vitrée du 30e étage qu'il capta la vision magnifique d'une fragile et tendre blonde qui s'habillait pour aller au bureau. Et il sentit, en flash, la silencieuse explosion d'une fulgurante certitude: celle d'avoir croisé l'autre femme de sa vie.
Jacques Sternberg (histoires à dormir sans vous)
Ha ! Terrible !
Ce texte est très fort et il me parle sacrément ! Merci petitefadette.
Merci aussi aux autres dont j'ai relu les contributions. Convaincantes.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Juste pas trop se presser.
Retarder le plus possible la fin.
Retarder le plus possible la fin.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Au cours de mes visionnages de vidéos, je suis tombée sur une citation qui m'a étonnée :
"Tu ne vois pas la vie comme elle est, mais comme tu es"
Et ben, au final, je me dis qu'il y a beaucoup de ça, dans nos soucis.
https://www.youtube.com/watch?v=vuN4XV7tuv8&t=8s
"Tu ne vois pas la vie comme elle est, mais comme tu es"
Et ben, au final, je me dis qu'il y a beaucoup de ça, dans nos soucis.
https://www.youtube.com/watch?v=vuN4XV7tuv8&t=8s
Bimbang- Messages : 6444
Date d'inscription : 31/07/2016
Localisation : 44
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Bimbang a écrit:Au cours de mes visionnages de vidéos, je suis tombée sur une citation qui m'a étonnée :
"Tu ne vois pas la vie comme elle est, mais comme tu es"
Et ben, au final, je me dis qu'il y a beaucoup de ça, dans nos soucis.
Oui, il y a beaucoup de ça, j'en suis persuadée aussi. Il n'y a pas que ça mais il y a ça. Une phrase lue ici s'est imprégnée : il faut confronter sa pensée au réel, au regard des autres et laisser le temps agir cette alchimie étrange du changement.
Et parfois en s'extrayant de nos propres regards, on arrive à la décrire toute autre. C'est cette autre façon de voir qui alors nous ouvre des pistes pour aller vers autre chose.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
.
Dernière édition par Charlie que nous sommes tous n'est-ce pas le 2 mars 0 twix à telle heure et des moutons de poussières
Dernière édition par Charlie que nous sommes tous n'est-ce pas le 2 mars 0 twix à telle heure et des moutons de poussières
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Question subsidiaire : quand tout est foutu, qu'est-ce qu'on fait ?
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Groustptichat a écrit:Question subsidiaire : quand tout est foutu, qu'est-ce qu'on fait ?
On ouvre son coeur très très très grand, aussi grand que la chose la plus grande qu'on connaisse et on essaie même de rivaliser ! On rit et on garde en soi la certitude que le soleil finit toujours par se lever.
♚ Strigide ♚- Messages : 345
Date d'inscription : 20/09/2013
Age : 96
Localisation : Ailleurs ?
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
C'est seulement aujourd'hui que je commence à comprendre ce que tu as voulu dire, Strigide.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Voulant me fermer complètement, je me demande si je ne l'étais pas déjà...
Oui et non.
Mais c'est paradoxalement en voulant tout fermer que je comprends enfin ce que tu as écrit.
Oui et non.
Mais c'est paradoxalement en voulant tout fermer que je comprends enfin ce que tu as écrit.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Cela dit, je vais quand même tout fermer pour un temps.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
(Ou bien de réfléchir à la meilleure façon de mener la suite d'une vie réussie autrement, en dehors des sentiers que tu t'étais fixé).
♚ Strigide ♚- Messages : 345
Date d'inscription : 20/09/2013
Age : 96
Localisation : Ailleurs ?
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Argh !
Dire que j'ai supprimé tous ces messages pour éviter que tu ne tombes dessus !
Et boum !
Trop tard !
Ma messagerie semble mal fonctionner en ce moment. Je vais tenter quand même de t'envoyer un mp.
Dire que j'ai supprimé tous ces messages pour éviter que tu ne tombes dessus !
Et boum !
Trop tard !
Ma messagerie semble mal fonctionner en ce moment. Je vais tenter quand même de t'envoyer un mp.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
.
Dernière édition par ZebMckay11 le Sam 26 Mai 2018 - 15:46, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
J'ai tenté un mp. Je ne sais pas si tu le recevras Strigide.
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
On peut considérer que tout est foutu, lorsque tu ne disposes plus d'assez de convictions, pour croire encore au bien de ce à quoi tu te destines.
L'accès au but, entre parenthèses (Sénèque fait remarquer qu'il ne faut dévoiler son but à personne)
Oui d'accord... Mais quoi?
Et là c'est un coup de disjoncteur, les plombs ont sauté.
Quand on n'a dépassé le doute, que la vie ne t'intéresse plus et que ton poème préféré est devenu, anywhere out of the world!.
Ou des phrases de ce type, ne rien savoir, ne rien enseigner, dormir et encore dormir plutôt que vivre, je veux connaitre un sommeil si profond qu'il ne contienne pas même le néant holala!!. Il y a deux solutions soit tu frises la dépression, soit tu n'en ais jamais sorti.
à tout considérer si t'es né avec le spleen, avant même ta naissance, tu étais destiné déjà à te dire que c'était foutu, alors à quoi bon entreprendre?
L'accès au but, entre parenthèses (Sénèque fait remarquer qu'il ne faut dévoiler son but à personne)
Oui d'accord... Mais quoi?
Et là c'est un coup de disjoncteur, les plombs ont sauté.
Quand on n'a dépassé le doute, que la vie ne t'intéresse plus et que ton poème préféré est devenu, anywhere out of the world!.
Ou des phrases de ce type, ne rien savoir, ne rien enseigner, dormir et encore dormir plutôt que vivre, je veux connaitre un sommeil si profond qu'il ne contienne pas même le néant holala!!. Il y a deux solutions soit tu frises la dépression, soit tu n'en ais jamais sorti.
à tout considérer si t'es né avec le spleen, avant même ta naissance, tu étais destiné déjà à te dire que c'était foutu, alors à quoi bon entreprendre?
Invité- Invité
Re: A partir de quand doit-on considérer que tout est foutu ?
Quand tout es foutu ça veut dire que c'est fini. Et ça c'est bien car tu es arrivé au bout de quelque chose (doleur, ce que tu ressens). Et à partir de ce moment tu peux commencer à te relaxer et reprendre tes forces pour le nouveau debout.
Invité- Invité
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