Ses propres limites intellectuelles
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Ses propres limites intellectuelles
Si vous avez la flemme de lire les questions que j'aie posées et que vous vous sentez inspirés pour parler du sujet (le titre est suffisamment explicite pour qu'aucune précision ne soit nécessaire), je vous en prie.
Vous arrive-t-il de vous trouver face à vos limites intellectuelles, vos limites de compréhension ?
Dans quelles situations ?
Pouvez-vous décrire certaines de ces situations et comment vous les vivez, ce que vous vous dites lorsque vous êtes confronté à un pareil constat ?
Est-ce facile pour vous de vous avouer d'avoir manqué de discernement ? Croyez-vous être capable de faire preuve d'autant de sens critique lorsqu'il s'agit d'un domaine pour lequel vous pensez être bon, et qui a de l'importance pour vous ?
Vous êtes-vous déjà rendu compte après coup, qu'à une période de votre vie, dans un ou plusieurs domaines, vous aviez momentanément atteint vos limites et que vous n'agissiez donc pas aussi bien que vous ne sauriez le faire aujourd'hui (maintenant que vous avez une meilleure idée de vos compétences et aussi une vision plus juste en ce qui concerne le ou les domaines concernés, et également peut-être de vous-même) ?
Cela vous est-il arrivé souvent ?
La découverte a-t-elle été soudaine ?
Recherchez-vous spécialement à avoir une idée juste sur l'état de vos compétences/connaissances/capacités pour certaines activités ?
Vous êtes-vous déjà rendu compte que vous aviez autrefois une mauvaise vision des problématiques en jeu dans certaines situations, que vous pouviez même vous tromper dans les buts que vous vous fixiez ?
Est-ce qu'être capable de se représenter ses limites intellectuelles est selon vous une part importante de ce que l'on pourrait appeler la lucidité ?
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
Est-ce que ce diagnostic, s'il était possible, ne supposerait pas déjà une capacité à accomplir une acrobatie du cerveau qui consiste à avoir conscience d'avoir conscience, et alors, au départ, une certaine habileté mentale ? Dit autrement, ce diagnostic implique-t-il d'être capable de s'observer agir à tout moment de la journée – ce qui nécessiterait au moins un peu de ressources, et serait déjà le témoin que quelque chose fonctionne – ?
En supposant que l'on soit capable d'un certain recul qui permette d'observer soi-même son propre fonctionnement, comment savoir si l'on serait de bonne foi avec nous-mêmes et si nous serions capables de nous voir plus comme nous sommes que comme nous voulons être ?
Bon, je crois qu'il y a déjà un peu de quoi réfléchir et écrire pour ceux qui veulent !
___________________
Vous arrive-t-il de vous trouver face à vos limites intellectuelles, vos limites de compréhension ?
Dans quelles situations ?
Pouvez-vous décrire certaines de ces situations et comment vous les vivez, ce que vous vous dites lorsque vous êtes confronté à un pareil constat ?
Est-ce facile pour vous de vous avouer d'avoir manqué de discernement ? Croyez-vous être capable de faire preuve d'autant de sens critique lorsqu'il s'agit d'un domaine pour lequel vous pensez être bon, et qui a de l'importance pour vous ?
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Vous êtes-vous déjà rendu compte après coup, qu'à une période de votre vie, dans un ou plusieurs domaines, vous aviez momentanément atteint vos limites et que vous n'agissiez donc pas aussi bien que vous ne sauriez le faire aujourd'hui (maintenant que vous avez une meilleure idée de vos compétences et aussi une vision plus juste en ce qui concerne le ou les domaines concernés, et également peut-être de vous-même) ?
Cela vous est-il arrivé souvent ?
La découverte a-t-elle été soudaine ?
Recherchez-vous spécialement à avoir une idée juste sur l'état de vos compétences/connaissances/capacités pour certaines activités ?
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Vous êtes-vous déjà rendu compte que vous aviez autrefois une mauvaise vision des problématiques en jeu dans certaines situations, que vous pouviez même vous tromper dans les buts que vous vous fixiez ?
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Est-ce qu'être capable de se représenter ses limites intellectuelles est selon vous une part importante de ce que l'on pourrait appeler la lucidité ?
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
Est-ce que ce diagnostic, s'il était possible, ne supposerait pas déjà une capacité à accomplir une acrobatie du cerveau qui consiste à avoir conscience d'avoir conscience, et alors, au départ, une certaine habileté mentale ? Dit autrement, ce diagnostic implique-t-il d'être capable de s'observer agir à tout moment de la journée – ce qui nécessiterait au moins un peu de ressources, et serait déjà le témoin que quelque chose fonctionne – ?
En supposant que l'on soit capable d'un certain recul qui permette d'observer soi-même son propre fonctionnement, comment savoir si l'on serait de bonne foi avec nous-mêmes et si nous serions capables de nous voir plus comme nous sommes que comme nous voulons être ?
Bon, je crois qu'il y a déjà un peu de quoi réfléchir et écrire pour ceux qui veulent !
tryin- Messages : 9
Date d'inscription : 25/06/2015
Re: Ses propres limites intellectuelles
tryin a écrit:Si vous avez la flemme de lire les questions que j'aie posées et que vous vous sentez inspirés pour parler du sujet (le titre est suffisamment explicite pour qu'aucune précision ne soit nécessaire), je vous en prie.___________________
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Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Je distinguerais plusieurs situations dans lesquelles des limitent peuvent apparaitre :
Lorsque je m'attaque à des objets qui nécessitent de nombreuses bases, un vocabulaire spécifique assez éloigné de ce que je sais pour que je le considère comme trop étrangers pour susciter une quelconque compréhension. A priori, avec du temps, ces limites peuvent être franchies assez facilement, par exposition répétée et active.
Lorsqu'un champ disciplinaire a été exploré et que les connaissances restantes se confines à l'amas de données sans apporter plus dans la compréhension de phénomène inhérent au champ ou à des champs connexes. On touche là à ses limites d'exploration du monde. La seule solution pour continuer à avancer consiste à appréhender quelque chose de nouveau, en espérant que cela vienne bouleverser le savoir précédemment intégré.
Lorsque l'on se rend compte qu'une position passée ou un choix fut mauvais (au sens de non-optimal au vue des connaissances présentes), chose qui met en évidence une limite que serait celle liée à un mode d'appréhension des problématique faite d'heuristiques, par la pensée courte. C'est un limite qu'il est théoriquement facile à dépasser, en prenant son temps, en retravaillant sa pensée point par point, finement.
C'est à mon avis seulement une fois que l'on a dépassé ses trois types de limites que l'on peut commencer à évoquer ce que serait une limite intellectuelle plus fondamentale.
Lorsque je m'attaque à des objets qui nécessitent de nombreuses bases, un vocabulaire spécifique assez éloigné de ce que je sais pour que je le considère comme trop étrangers pour susciter une quelconque compréhension. A priori, avec du temps, ces limites peuvent être franchies assez facilement, par exposition répétée et active.
Lorsqu'un champ disciplinaire a été exploré et que les connaissances restantes se confines à l'amas de données sans apporter plus dans la compréhension de phénomène inhérent au champ ou à des champs connexes. On touche là à ses limites d'exploration du monde. La seule solution pour continuer à avancer consiste à appréhender quelque chose de nouveau, en espérant que cela vienne bouleverser le savoir précédemment intégré.
Lorsque l'on se rend compte qu'une position passée ou un choix fut mauvais (au sens de non-optimal au vue des connaissances présentes), chose qui met en évidence une limite que serait celle liée à un mode d'appréhension des problématique faite d'heuristiques, par la pensée courte. C'est un limite qu'il est théoriquement facile à dépasser, en prenant son temps, en retravaillant sa pensée point par point, finement.
C'est à mon avis seulement une fois que l'on a dépassé ses trois types de limites que l'on peut commencer à évoquer ce que serait une limite intellectuelle plus fondamentale.
Re: Ses propres limites intellectuelles
Bibo a écrit:Je distinguerais plusieurs situations dans lesquelles des limitent peuvent apparaitre :
Lorsque je m'attaque à des objets qui nécessitent de nombreuses bases, un vocabulaire spécifique assez éloigné de ce que je sais pour que je le considère comme trop étrangers pour susciter une quelconque compréhension. A priori, avec du temps, ces limites peuvent être franchies assez facilement, par exposition répétée et active.
Lorsqu'un champ disciplinaire a été exploré et que les connaissances restantes se confines à l'amas de données sans apporter plus dans la compréhension de phénomène inhérent au champ ou à des champs connexes. On touche là à ses limites d'exploration du monde. La seule solution pour continuer à avancer consiste à appréhender quelque chose de nouveau, en espérant que cela vienne bouleverser le savoir précédemment intégré.
Lorsque l'on se rend compte qu'une position passée ou un choix fut mauvais (au sens de non-optimal au vue des connaissances présentes), chose qui met en évidence une limite que serait celle liée à un mode d'appréhension des problématique faite d'heuristiques, par la pensée courte. C'est un limite qu'il est théoriquement facile à dépasser, en prenant son temps, en retravaillant sa pensée point par point, finement.
C'est à mon avis seulement une fois que l'on a dépassé ses trois types de limites que l'on peut commencer à évoquer ce que serait une limite intellectuelle plus fondamentale.
Le sujet c'est, comme le titre l'indique, SES PROPRES limites intellectuelles (À SOI). Tes premier et troisième exemples sont bien dans le sujet. Ton deuxième exemple parle lui des limites de la science.
Pour coller au sujet, il s'agirait plutôt de parler de moments où l'on s'aperçoit que, bien qu'on soit relativement intelligent, on se retrouve plus ou moins souvent confronté à nos limites intellectuelles, si on fait l'effort de l'admettre. C'est un sujet compliqué que de parler de concevoir ses propres limites vu que pour bien les percevoir, dans l'idéal, on aurait besoin d'un surplus d'intelligence par rapport à soi-même que l'on a précisément pas.
@οἶος: Tu as faux aux réponses 2 et 13.
Dernière édition par tryin le Sam 27 Juin 2015 - 0:16, édité 1 fois
tryin- Messages : 9
Date d'inscription : 25/06/2015
Re: Ses propres limites intellectuelles
Moi je peux tout comprendre. Tout, tout, tout.
Ce qui est amusant, c'est qu'au fond de toute volonté de comprendre, il y a cette conviction, sourde et irréductible, qu'en droit on peut tout comprendre.
Je sais pas mais moi c'est cette drôle de "foi", ce Graal à la fois absurde et évident, qui me pousse toujours en avant.
Même quand je me documente sur un sujet particulier, dans un domaine particulier. Au moment de saisir le bouquin, l'article en question sur l'objet en question, c'est toujours ce même désir fondamental et informulé, pas tout à fait conscient, qui m'anime et qui donne sa loi à ma recherche : je peux tout comprendre. L'objet en question, je ne le comprends, je n'ai l'énergie et la possibilité de le comprendre qu'à la faveur de cette conviction naïve. Le tout étant de savoir le sens que l'on donne à tout.
Les "limites intellectuelles", pour moi, elles sont une question de langage. Ca me frustre beaucoup d'être très mauvaise en maths par exemple, parce que d'une part j'ai l'impression de passer à côté de joies cosmiques que je rêverais de goûter (un peu comme quand dans ma famille on me disait : "t'aimes pas le fromage ? Ca alors tu sais pas ce que tu rates !"), et d'autre part parce que, ben, je ne serai jamais astrophysicienne, et les tréfonds de la discipline m'échapperont pour toujours.
J'ai néanmoins jamais renoncé à ma vocation d'astronome : il y a mille manières de regarder les astres ; des télescopes il y en a de toutes natures, et tous les langages sont bons à enquêter et à exprimer.
Je ne peux pas comprendre les raffinements de la physique quantique, les plus belles équations du monde, mais je crois que si la Beauté est une, il y a quelque chose d'essentiel qu'a touché Einstein et que je vais retrouver chez Mozart, chez Dostoïveski, chez qui vous voulez en fait et qui vous touche, qui nourrit ce qui en vous demande que les choses aient un sens. Et encore on ne parle ici que "d'oeuvres", du patrimoine intellectuel de l'humanité, mais on n'a pas besoin d'avoir ouvert un bouquin pour être sage et aller danser sur les cimes.
Je ne crois pas à l'esthétique pure, je ne crois pas qu'il y ait des choses qui soient juste jolies, juste harmonieuses ; et qu'il ait été donné aux mathématiciens de contempler telle beauté mathématique, et tant pis pour les autres. Je crois qu'il a été donné au mathématicien de contempler la beauté sous forme mathématique, de la restituer comme telle ; et je crois qu'à ce mathématicien à qui il a été donné de contempler la beauté, il a été donné avec cela bien plus : l'harmonie mathématique qu'il comprend et restitue est une manière de manifester une grandeur, la sienne, et celle sommeillante de toute l'humanité (qu'on peut entendre au sens élargi voire hyper-élargi).
Je crois que les grands génies étaient aussi de "grands hommes" ; dans le lot il y avait sans doute de positifs connards - parce que qui peut le plus peut le moins - mais disons, de grandes "personnalités morales", au sens neutre du terme.
Bref, et cette grandeur, donc, et si c'est elle qui fait la valeur de tous les édifices, intellectuels comme moins intellectuels, elle est latente chez tout le monde, chez tout ce à quoi on reconnait le gouffre d'une personnalité.
Il n'y a pas de limites intellectuelles, il y a juste comme dirait Nietzsche des "problèmes de grammaire".
Je dirais que la pire limite, la limite positive, c'est l'orgueil. C'est elle qui fait "oublier ce qu'on sait déjà" et qui fait se prendre les pieds dans le tapis au moment de comprendre.
Ce qui est amusant, c'est qu'au fond de toute volonté de comprendre, il y a cette conviction, sourde et irréductible, qu'en droit on peut tout comprendre.
Je sais pas mais moi c'est cette drôle de "foi", ce Graal à la fois absurde et évident, qui me pousse toujours en avant.
Même quand je me documente sur un sujet particulier, dans un domaine particulier. Au moment de saisir le bouquin, l'article en question sur l'objet en question, c'est toujours ce même désir fondamental et informulé, pas tout à fait conscient, qui m'anime et qui donne sa loi à ma recherche : je peux tout comprendre. L'objet en question, je ne le comprends, je n'ai l'énergie et la possibilité de le comprendre qu'à la faveur de cette conviction naïve. Le tout étant de savoir le sens que l'on donne à tout.
Les "limites intellectuelles", pour moi, elles sont une question de langage. Ca me frustre beaucoup d'être très mauvaise en maths par exemple, parce que d'une part j'ai l'impression de passer à côté de joies cosmiques que je rêverais de goûter (un peu comme quand dans ma famille on me disait : "t'aimes pas le fromage ? Ca alors tu sais pas ce que tu rates !"), et d'autre part parce que, ben, je ne serai jamais astrophysicienne, et les tréfonds de la discipline m'échapperont pour toujours.
J'ai néanmoins jamais renoncé à ma vocation d'astronome : il y a mille manières de regarder les astres ; des télescopes il y en a de toutes natures, et tous les langages sont bons à enquêter et à exprimer.
Je ne peux pas comprendre les raffinements de la physique quantique, les plus belles équations du monde, mais je crois que si la Beauté est une, il y a quelque chose d'essentiel qu'a touché Einstein et que je vais retrouver chez Mozart, chez Dostoïveski, chez qui vous voulez en fait et qui vous touche, qui nourrit ce qui en vous demande que les choses aient un sens. Et encore on ne parle ici que "d'oeuvres", du patrimoine intellectuel de l'humanité, mais on n'a pas besoin d'avoir ouvert un bouquin pour être sage et aller danser sur les cimes.
Je ne crois pas à l'esthétique pure, je ne crois pas qu'il y ait des choses qui soient juste jolies, juste harmonieuses ; et qu'il ait été donné aux mathématiciens de contempler telle beauté mathématique, et tant pis pour les autres. Je crois qu'il a été donné au mathématicien de contempler la beauté sous forme mathématique, de la restituer comme telle ; et je crois qu'à ce mathématicien à qui il a été donné de contempler la beauté, il a été donné avec cela bien plus : l'harmonie mathématique qu'il comprend et restitue est une manière de manifester une grandeur, la sienne, et celle sommeillante de toute l'humanité (qu'on peut entendre au sens élargi voire hyper-élargi).
Je crois que les grands génies étaient aussi de "grands hommes" ; dans le lot il y avait sans doute de positifs connards - parce que qui peut le plus peut le moins - mais disons, de grandes "personnalités morales", au sens neutre du terme.
Bref, et cette grandeur, donc, et si c'est elle qui fait la valeur de tous les édifices, intellectuels comme moins intellectuels, elle est latente chez tout le monde, chez tout ce à quoi on reconnait le gouffre d'une personnalité.
Il n'y a pas de limites intellectuelles, il y a juste comme dirait Nietzsche des "problèmes de grammaire".
Je dirais que la pire limite, la limite positive, c'est l'orgueil. C'est elle qui fait "oublier ce qu'on sait déjà" et qui fait se prendre les pieds dans le tapis au moment de comprendre.
Re: Ses propres limites intellectuelles
Si tu es bonne en grammaire, c'est déjà ça de pris !
tryin- Messages : 9
Date d'inscription : 25/06/2015
Re: Ses propres limites intellectuelles
tryin a écrit:
@οἶος: Tu as faux aux réponses 2 et 13.
Non
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Je sais que je ne sais rien, et c'est déjà pas mal.
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Prouve-le.
Que tu ne sais rien.
Et que ce n'est pas mal.
Déjà.
Que tu ne sais rien.
Et que ce n'est pas mal.
Déjà.
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
οἶος a écrit:Prouve-le.
Que tu ne sais rien.
Et que ce n'est pas mal.
Déjà.
Ben je sais pas qui tu es, c'est pas mal pour un début ou une fin en soi, déjà, non ?
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
C'est pas mal ça veut dire c'est bien ou c'est assez bien ?
C'est pas bien c'est mal ou assez mal ?
C'est assez c'est juste ou plus qu'il n'en faut ?
Fin en soi début à tout ou tout au but ?
Déjà assez ou quand même bien ou quoi et toi ?
C'est pas bien c'est mal ou assez mal ?
C'est assez c'est juste ou plus qu'il n'en faut ?
Fin en soi début à tout ou tout au but ?
Déjà assez ou quand même bien ou quoi et toi ?
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Je considère que mes limites dépendent des limites de la sciences.tryin a écrit:
Le sujet c'est, comme le titre l'indique, SES PROPRES limites intellectuelles (À SOI). Tes premier et troisième exemples sont bien dans le sujet. Ton deuxième exemple parle lui des limites de la science.
Tes questions sont étalés les unes à la suite des autres et se recoupent, j'ai tenté d'organiser le questionnement.
Aussi, il semble ambitieux voir maladroit d'évoquer la possibilité d'un hors sujet dans les réponses quand tu commences ton post par ceci,
tryin a écrit:Si vous avez la flemme de lire les questions que j'aie posées et que vous vous sentez inspirés pour parler du sujet (le titre est suffisamment explicite pour qu'aucune précision ne soit nécessaire), je vous en prie.
Re: Ses propres limites intellectuelles
οἶος a écrit:C'est pas mal ça veut dire c'est bien ou c'est assez bien ?
C'est pas bien c'est mal ou assez mal ?
C'est assez c'est juste ou plus qu'il n'en faut ?
Fin en soi début à tout ou tout au but ?
Déjà assez ou quand même bien ou quoi et toi ?
Hou, toi aussi tu sais pas grand chose à poser toutes ces questions, tu le sais ça ?
Pour répondre à la question : À ma durée de vie, à ma motivation, à mon état de forme, sinon vous pouvez répéter la question ?
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Oui. L'intelligence est heureusement quelque chose d'assez simple.tryin a écrit:
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'empathie ?
Re: Ses propres limites intellectuelles
Stauk a écrit:Oui. L'intelligence est heureusement quelque chose d'assez simple.tryin a écrit:
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'empathie ?
J'ai beaucoup d'empathie envers moi même, après c'est une faculté intuitive...
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:
J'ai beaucoup d'empathie envers moi même
Uh uh. Uh uh uh.
Pfff, d'expliquer.
Nan mais nan, tout le monde n'aurait pas dit ça. Certains car pas pensé. D'autres car conscients que pas le cas. Compliqué "empathie", compliqué.
Re: Ses propres limites intellectuelles
Stauk a écrit:Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:
J'ai beaucoup d'empathie envers moi même
Uh uh. Uh uh uh.
Pfff, d'expliquer.
Nan mais nan, tout le monde n'aurait pas dit ça. Certains car pas pensé. D'autres car conscients que pas le cas. Compliqué "empathie", compliqué.
Il faudra un jour que je fasse un fil sur mon "mimétisme émotionnel" qui pour moi n'est pas de "l'empathie".
Les choses ne sont pas compliquées, mais complexes, très complexes.
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
DSO
Dernière édition par Aimant le Mer 1 Juil 2015 - 2:39, édité 1 fois (Raison : Sans intérêt, la question est stupide.)
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Compliqué complexe, compliqué.Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:
Les choses ne sont pas compliquées, mais complexes, très complexes.
Tiens ça par exemple. On dirait une langue latine. Quelqu'un peut me traduire ça en français tout public ?
Aimant a écrit:Oui, comme pour l'intelligence. Par comparaison à celui des autres : lienStauk a écrit: Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'empathie ?
Entre être et avoir, et du début à la fin, du territoire privé du fantasme à la mise en acte dans la réalité des jours, se déploie un espace infini où le psychisme tantôt utilise le jeu pour étayer ses constructions sur la matérialité et tantôt en use, sinon en abuse, pour, à l’inverse, s’y soustraire. Ainsi, de mise en jeu (mise en acte) en mise en représentation (construction du fantasme), l’être humain s’essaie-t-il, par cette expérimentation du semblant (une des définitions possibles de ce que c’est que jouer), à trouver un sens, du sens, à tenter de résoudre certaines des questions qui se posent à lui dans son rapport au monde. Si le jeu permet au sujet d’acquérir de nouvelles façons d’appréhender le monde, le corps social peut aussi, nouveau renversement, user des attraits de cette activité pour s’annexer le sujet.
Compliqué langues latines, compliqué.
Re: Ses propres limites intellectuelles
οἶος a écrit:C'est pas mal ça veut dire c'est bien ou c'est assez bien ?
C'est pas bien c'est mal ou assez mal ?
C'est assez c'est juste ou plus qu'il n'en faut ?
Fin en soi début à tout ou tout au but ?
Déjà assez ou quand même bien ou quoi et toi ?
Princeton- Messages : 1367
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Re: Ses propres limites intellectuelles
Stauk a écrit:Compliqué complexe, compliqué.Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:
Les choses ne sont pas compliquées, mais complexes, très complexes.
Tiens ça par exemple. On dirait une langue latine. Quelqu'un peut me traduire ça en français tout public ?Aimant a écrit:Oui, comme pour l'intelligence. Par comparaison à celui des autres : lienStauk a écrit: Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'empathie ?
Entre être et avoir, et du début à la fin, du territoire privé du fantasme à la mise en acte dans la réalité des jours, se déploie un espace infini où le psychisme tantôt utilise le jeu pour étayer ses constructions sur la matérialité et tantôt en use, sinon en abuse, pour, à l’inverse, s’y soustraire. Ainsi, de mise en jeu (mise en acte) en mise en représentation (construction du fantasme), l’être humain s’essaie-t-il, par cette expérimentation du semblant (une des définitions possibles de ce que c’est que jouer), à trouver un sens, du sens, à tenter de résoudre certaines des questions qui se posent à lui dans son rapport au monde. Si le jeu permet au sujet d’acquérir de nouvelles façons d’appréhender le monde, le corps social peut aussi, nouveau renversement, user des attraits de cette activité pour s’annexer le sujet.
Compliqué langues latines, compliqué.
En même temps c'est de la psychanalyse, c'est fait exprès, c'est du bourrage de mou.
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
DSO
Dernière édition par Aimant le Mer 1 Juil 2015 - 2:39, édité 1 fois (Raison : Sans intérêt, la question est stupide.)
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Pour ma part, essayer de tout vouloir comprendre à une époque de ma vie m'a pratiquement rendu dingue.
J'apprécie d'être devenu capable d'un peu de flemme intellectuelle.
Pas moi. L'intelligence, c'est toujours les autres qui m'ont renvoyé qu'ils trouvaient que j'en avais, et chaque fois, j'étais stupéfait et incrédule. C'est vrai que j'étais bien plus rapide et efficient que beaucoup dans certains domaines (mais sans en avoir vraiment conscience), mais je n'y voyais aucune réflexion. Juste des actions qui répondaient à des stimuli, des problèmes à résoudre, ou des défis relevant du désir d'y répondre. Et à ce jour, ce sont plutôt mes insuffisances et le caractère inachevé de toute entreprise que je perçois. Sauf que depuis que ma douance a été confirmée, j'ai admis tout ça, et le fait d'en être inconscient, et tout le bazar qui va avec.
J'apprécie d'être devenu capable d'un peu de flemme intellectuelle.
tryin a écrit:
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
Pas moi. L'intelligence, c'est toujours les autres qui m'ont renvoyé qu'ils trouvaient que j'en avais, et chaque fois, j'étais stupéfait et incrédule. C'est vrai que j'étais bien plus rapide et efficient que beaucoup dans certains domaines (mais sans en avoir vraiment conscience), mais je n'y voyais aucune réflexion. Juste des actions qui répondaient à des stimuli, des problèmes à résoudre, ou des défis relevant du désir d'y répondre. Et à ce jour, ce sont plutôt mes insuffisances et le caractère inachevé de toute entreprise que je perçois. Sauf que depuis que ma douance a été confirmée, j'ai admis tout ça, et le fait d'en être inconscient, et tout le bazar qui va avec.
Bird- Messages : 1603
Date d'inscription : 15/04/2011
Re: Ses propres limites intellectuelles
Merci. C'est pas plus clair, mais au moins maintenant on sait que la cause est perdue.Aimant a écrit:Stauk a écrit:Compliqué langues latines, compliqué.Le passage cité a fait sens pour moi, et ça continue de faire sens . Je partage, qui sait ? Ça peut être utileSuce ces p'tits Bleus ! a écrit:En même temps c'est de la psychanalyse, c'est fait exprès, c'est du bourrage de mou.
La précision des mots de ce texte ne devrait pas donner lieu à une traduction. Je m'y colle quand même . C'est fortement résumé du coup ...
Entre vivre et posséder, de la naissance à la mort, de la pulsion à l'agir, le psychisme joue avec la pensée pour rendre concrète la réalité de l'individu ou au contraire s'y soustraire. Ainsi, par la symbolisation (créer du symbole : lien), l'être humain essaye de trouver du sens à sa vie, en rapport avec la réalité du monde environnant. Si cela lui permet d'en trouver, il peut aussi être utilisé par les autres pour leur permettre de trouver le propre sens de leurs vies.
Re: Ses propres limites intellectuelles
C'est foupoudav dès que tu sais que tu nais pour crever, trouver du sens à l'absurde, c'est être un Don Quichotte. Reste le jeu, faut s'amuser. Je sais que je ne serai jamais heureux, mais tant que je joue, je ne serai jamais malheureux.
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Ni heureux, ni malheureux, ça sonne fataliste. Pour que la soupe soit moins fade, rajouter un brin quelque chose ? Un brin d'aneth ? d'Annette ?
Slafka- Messages : 288
Date d'inscription : 25/06/2015
Localisation : Paris
Re: Ses propres limites intellectuelles
Slava a écrit:Ni heureux, ni malheureux, ça sonne fataliste. Pour que la soupe soit moins fade, rajouter un brin quelque chose ? Un brin d'aneth ? d'Annette ?
C'est l'issue qui est fatale, en attendant c'est une question d'équilibre, je suis un éternel insatisfait, donc il faut savoir se satisfaire de peu.
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Ah non, ne dis pas ça, tu vas relancer Princeton, il reviendra avec ses rouleaux de papyrus !
Slafka- Messages : 288
Date d'inscription : 25/06/2015
Localisation : Paris
Re: Ses propres limites intellectuelles
Slava a écrit:Ah non, ne dis pas ça, tu vas relancer Princeton, il reviendra avec ses rouleaux de papyrus !
Invité- Invité
Re: Ses propres limites intellectuelles
Oui, tout le temps.Vous arrive-t-il de vous trouver face à vos limites intellectuelles, vos limites de compréhension ?
Toutes celles dans lesquelles je ne suis pas capable de me flatter à mon insu.Dans quelles situations ?
J'approche d'un carrefour en T, je me souviens que les personnes venant de ma gauche sont censées me laisser passer et que je suis censé laisser passer celles venant de ma droite ; je me souviens qu'il m'arrive de ne pas faire la différence entre divers emplacements symétriquement opposés, je me souviens que je suis obligé d'accorder une attention particulière à certaines tâches très simples. Je me souviens que rien ne m'intéresse et que les efforts intellectuels me rebutent. Je me souviens que je trouvais du plaisir à me trouver intelligent, que je pensais avoir tout compris à tout. Je me souviens de quand j'arrivais à m'enthousiasmer de découvertes soudaines de mon intelligence (qui ne pouvaient être que géniales), et que seulement récemment je conçois que ces découvertes capitales concernent les détails les plus accessoires, comme découvrir un nouveau mot ou un nouvel usage de celui-ci, une nouvelle signification..., ou entendre la musique différemment, voir autrement ce qu'on a vu mille fois... comprendre ce que tout le monde a compris depuis des lustres...Pouvez-vous décrire certaines de ces situations et comment vous les vivez, ce que vous vous dites lorsque vous êtes confronté à un pareil constat ?
Mes angles morts se situent dans toutes possibilités qui me sont offertes et qui sont inexistantes à mes yeux, complètement hors de mon champ de compréhension ou d'imagination. Quand je manque de discernement, je ne m'en rends pas compte, je suppose. Je ne peux pas être critique sur ce que je ne perçois pas. Pour le reste, si je suis capable de constater moi-même mes erreurs ou une fois qu'on me les ait expliquées, en supposant que celles-ci puissent avoir de l'importance, je peux faire l'expérience aussi souvent que je m'observe que je suis étourdi et résigné, ou au moins un peu idiot et en progrès. Si l'explication me dépasse, elle n'existe pas en tant que telle à mes yeux. Impossible de savoir là où ça pêche. C'est plus facile de réduire ce qui est entendu à ce que je suis capable de comprendre, et d'ignorer d'avoir commis un gros raccourci. Être lucide a de l'importance pour moi. Heureusement, débiner ma prétendue lucidité entre dans le cadre de ce que j'imagine être le fait de faire preuve de lucidité. L'honneur est sauf.Est-ce facile pour vous de vous avouer d'avoir manqué de discernement ? Croyez-vous être capable de faire preuve d'autant de sens critique lorsqu'il s'agit d'un domaine pour lequel vous pensez être bon, et qui a de l'importance pour vous ?
Oui. Dans un jeu de course, en dézoomant, pour voir la voiture de plus loin (exemple réel et parlant et simplet mais parlant), je me suis rendu compte que ma façon de conduire (en accélérant à fond et en dérapant très souvent) était mauvaise et que mes trajectoires étaient des caricatures de virages, alors que des petits ajustements de vitesse et une conduite plus régulière et plus souple était au moins autant efficace et moins hasardeuse. J'ai pris conscience aussi que je me prenais pour un as sans pour autant savoir conduire simplement et normalement.Vous êtes-vous déjà rendu compte après coup, qu'à une période de votre vie, dans un ou plusieurs domaines, vous aviez momentanément atteint vos limites et que vous n'agissiez donc pas aussi bien que vous ne sauriez le faire aujourd'hui (maintenant que vous avez une meilleure idée de vos compétences et aussi une vision plus juste en ce qui concerne le ou les domaines concernés, et également peut-être de vous-même) ?
Me prendre pour un as et comprendre après coup que je n'étais pas apte à en juger du tout ? Oui.Cela vous est-il arrivé souvent ?
De quelques jours à quelques années selon les cas.La découverte a-t-elle été soudaine ?
Oui.Recherchez-vous spécialement à avoir une idée juste sur l'état de vos compétences/connaissances/capacités pour certaines activités ?
Oui.Vous êtes-vous déjà rendu compte que vous aviez autrefois une mauvaise vision des problématiques en jeu dans certaines situations, que vous pouviez même vous tromper dans les buts que vous vous fixiez ?
« Se représenter ses limites intellectuelles » est impossible.
Est-ce qu'être capable de se représenter ses limites intellectuelles est selon vous une part importante de ce que l'on pourrait appeler la lucidité ?
« Niveau d'intelligence » ne veut rien dire.
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
On est toujours plus limité qu'on ne peut l'imaginer. Ou alors on se sursurdoue (ce qui est rare).Est-ce que ce diagnostic, s'il était possible, ne supposerait pas déjà une capacité à accomplir une acrobatie du cerveau qui consiste à avoir conscience d'avoir conscience, et alors, au départ, une certaine habileté mentale ? Dit autrement, ce diagnostic implique-t-il d'être capable de s'observer agir à tout moment de la journée – ce qui nécessiterait au moins un peu de ressources, et serait déjà le témoin que quelque chose fonctionne – ?
Le meilleur moyen serait d'en avoir rien à faire, mais à ce point de désintéressement on se ficherait aussi du bénéfice éventuel à en tirer.En supposant que l'on soit capable d'un certain recul qui permette d'observer soi-même son propre fonctionnement, comment savoir si l'on serait de bonne foi avec nous-mêmes et si nous serions capables de nous voir plus comme nous sommes que comme nous voulons être ?
vymain- Messages : 28
Date d'inscription : 26/07/2015
Re: Ses propres limites intellectuelles
Vous arrive-t-il de vous trouver face à vos limites intellectuelles, vos limites de compréhension ?
Depuis quelques temps je me pousse à fond intellectuellement. Je suis étudiant à temps plein à la fac dans une licence difficile, j'écris un livre dans mes temps libres et je suis friand de toute spiritualité, aller au-delà du rationalisme scientifique qui prime comme mode de pensée et d'approche des choses. Je remarque que peu importe la volonté ou la motivation, nous sommes confrontés à la limite de notre cerveau, qui est un organe lui-même limité par des lois biologiques. Nous pouvons toujours améliorer notre endurance, notre rapidité, mais nous n'aurons jamais le développement linéaire ou exponentiel qu'offrent les machines.
Dans quelles situations ?
A un moment, la mémoire flanche, les idées ne viennent plus, on pense à autre chose... le cerveau nous envoie des signes comme quoi il a besoin de repos.
Pouvez-vous décrire certaines de ces situations et comment vous les vivez, ce que vous vous dites lorsque vous êtes confronté à un pareil constat ?
Au début je trouvais ça frustrant, car je pensais que je pouvais indéfiniment utiliser mon cerveau au maximum de mes capacités. J'ai enfin compris que c'était un organe comme un autre et qu'il avait besoin de repos. A force de connaître son cerveau, on optimise son utilisation et on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Est-ce facile pour vous de vous avouer d'avoir manqué de discernement ? Croyez-vous être capable de faire preuve d'autant de sens critique lorsqu'il s'agit d'un domaine pour lequel vous pensez être bon, et qui a de l'importance pour vous ?
Nous vivons dans une société où l'échec et l'erreur sont nécessairement mauvais. Je pense plutôt que le chemin de la réussite est jonché d'échecs et d'erreurs.
Vous êtes-vous déjà rendu compte après coup, qu'à une période de votre vie, dans un ou plusieurs domaines, vous aviez momentanément atteint vos limites et que vous n'agissiez donc pas aussi bien que vous ne sauriez le faire aujourd'hui (maintenant que vous avez une meilleure idée de vos compétences et aussi une vision plus juste en ce qui concerne le ou les domaines concernés, et également peut-être de vous-même) ?
Contrairement à la croissance physique et sa précoce obsolescence (les mecs commencent à perdre des cheveux à vingt ans), je pense que le développement intellectuel se poursuit tout au long de sa vie. Demain nous saurons toujours mieux faire qu'hier. Je refuse de tomber dans le piège de croire qu'on atteint un jour notre maximum, il y a toujours place à amélioration.
Cela vous est-il arrivé souvent ?
Plus je vieillis, plus je vois les opportunités de m'améliorer. La jeunesse est pleine de certitudes.
La découverte a-t-elle été soudaine ?
Je pense que les grandes découvertes de la vie se font progressivement.
Recherchez-vous spécialement à avoir une idée juste sur l'état de vos compétences/connaissances/capacités pour certaines activités ?
Oui, en étant systématique, les forces et les carences apparaissent plus clairement.
Vous êtes-vous déjà rendu compte que vous aviez autrefois une mauvaise vision des problématiques en jeu dans certaines situations, que vous pouviez même vous tromper dans les buts que vous vous fixiez ?
Oui souvent. La vie est pleine d'enseignements.
Est-ce qu'être capable de se représenter ses limites intellectuelles est selon vous une part importante de ce que l'on pourrait appeler la lucidité ?
Connaître ses limites est le meilleur moyen de les dépasser.
Peut-on être capable de juger soi-même de son niveau d'intelligence ?
Je pense que la notion d'intelligence est relative. Nous nous classifions dans notre espèce, des idiots, des génies, etc. Cependant, un humain abruti sera quand même beaucoup plus intelligent qu'un autre animal. Tout est relatif.
Est-ce que ce diagnostic, s'il était possible, ne supposerait pas déjà une capacité à accomplir une acrobatie du cerveau qui consiste à avoir conscience d'avoir conscience, et alors, au départ, une certaine habileté mentale ? Dit autrement, ce diagnostic implique-t-il d'être capable de s'observer agir à tout moment de la journée – ce qui nécessiterait au moins un peu de ressources, et serait déjà le témoin que quelque chose fonctionne – ?
Le piège est de donner une explication trop limitative de l'intelligence. Si on regarde les fourmis, elles ne semblent pas présenter de conscience individuelle, cependant, à l'échelle d'un groupe, elles font des prouesses.
En supposant que l'on soit capable d'un certain recul qui permette d'observer soi-même son propre fonctionnement, comment savoir si l'on serait de bonne foi avec nous-mêmes et si nous serions capables de nous voir plus comme nous sommes que comme nous voulons être ?
Je pense qu'il s'agit de valeurs. Si nous recherchons la vérité, la vérité d'être aussi, notre introspection sera plus objective. Je pense que chaque décision est motivée par la croyance qu'aucun autre choix à ce moment précis n'était mieux adapté. L'analyse qu'on en fait plus tard est une autre chose.
Invité- Invité
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