Admettre à défaut de comprendre
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Re: Admettre à défaut de comprendre
Une vidéo sur un autre fil m'a fait penser a tes réflexions d'hier. C'est l'extrême certes
Pour mettre une note colorée dans ta journée, un petit Mario Bondi
Pour mettre une note colorée dans ta journée, un petit Mario Bondi
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Mario Biondi : il me semble que quelqu'un me l'a déjà posté. La voix me dit quelque chose et ce côté, je mets de la couleur dans la vie.... c'est une jolie image.
Cela me donne envie de fr$oler le jazz.
A la limite du Jazz et du Rock :
Pat Metheny avec son son de synthé façon chants de baleine :
Et Zappa aussi :
Cela me donne envie de fr$oler le jazz.
A la limite du Jazz et du Rock :
Pat Metheny avec son son de synthé façon chants de baleine :
Et Zappa aussi :
Dernière édition par Ours le Dim 07 Sep 2014, 12:19, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Chick Corea ; mes oreilles l'avaient loupé quand j'avais 20 ans. Depuis, je me suis un peu rattrapé ! Et il a l'air si heureux de jouer !
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Bonjour Ours,
Lâcher des ballons dans le ciel avec un message accroché à chacun d'eux, comme des voeux envoyés au ciel, ou des bouteilles dans la mer de nuages.
Les regarder s'envoler.
Ce serait beau
Lâcher des ballons dans le ciel avec un message accroché à chacun d'eux, comme des voeux envoyés au ciel, ou des bouteilles dans la mer de nuages.
Les regarder s'envoler.
Ce serait beau
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
- Contexte de la chanson que je croyais être une bluette ::
- La musique a été composée par Uwe Fahrenkrog-Petersen, le pianiste du groupe Nena, tandis que le guitariste Carlo Karges a écrit les paroles de la version originale en allemand. La version anglaise de la chanson, intitulée 99 Red Balloons, a été écrite par Kevin McAlea qui a conféré au texte un ton plus satirique que l'original.
La chanson est sortie en pleine période d'intensification de la course aux armements dans le cadre de la Guerre froide. La terreur s'équilibre entre les États-Unis et l'Union soviétique qui essaient chacun de montrer leur supériorité sur l'autre. Tout d'abord, en novembre 1983, l'Union soviétique interprète l'exercice annuel de conditionnement à une guerre nucléaire de l'OTAN comme une réelle préparation à une guerre nucléaire. Elle active ainsi en réponse ses propres armements. Quelques mois après, en janvier 1984, les Américains déploient les missiles Pershing II en Allemagne de l'Ouest, répondant ainsi à la demande formulée en 1979 par le gouvernement SPD de Helmut Schmidt, inquiet de l'absence de réaction de l'OTAN devant le déploiement des missiles nucléaires SS-20 soviétiques, capables d'annihiler les principaux points stratégiques de l'Europe de l'Ouest en une seule frappe. Cette position est contestée par les mouvements pacifistes, dont le mot d'ordre à l'époque est « plutôt rouge que mort » (« Lieber rot als tod »). C'est dans ce sentiment de révolte et d'exaspération que Nena va créer 99 Luftballons. Les paroles sont très engagées contre la Guerre froide et rappellent les récents événements précédemment évoqués. Le thème général est l'histoire de 99 ballons qui flottent dans le ciel et qui sont identifiés par les forces militaires comme une attaque. Ainsi toute l'armée et tous les armements sont mobilisés pour neutraliser les ballons et provoquent une gigantesque explosion destructrice qui dévaste la planète. Dans sa chanson, Nena se moque des dirigeants de l'époque qui étaient constamment sur le point de déclencher une guerre mondiale et de la quantité faramineuse des armements avec lesquels on aurait pu détruire un nombre incalculable de fois la planète. La chanson reflète également le climat de tension et de terreur de cette période tout comme celle du chanteur anglais Sting avec son titre Russians (1985).
Nena restera dans le haut du chart britannique pendant trois semaines à partir du 28 février 1984 avec 99 Red Balloons.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Dans les chansons à ballons, il y a celle-là aussi.
J'aime bien Serge LAMA. C'est daté maintenant, certes. Mais il y a du texte souvent.
J'aime bien Serge LAMA. C'est daté maintenant, certes. Mais il y a du texte souvent.
- Paroles :
- Je n'ai pas eu de ballon rouge
Quand j'étais gosse dans mon quartier
Dans ces provinces où rien ne bouge
Tous mes ballons étaient crevés
Je n'ai pas eu de vrai vacances
Seul, face à face avec la mer
Quand le cœur rythme la cadence
Des mouettes qui nagent dans l'air
{Refrain:}
J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu
J'ai rien donné, j'ai rien reçu
Je n'ai jamais joué aux billes
Quand j'étais gosse dans mon quartier
J'étais cloué dans ma famille
Comme un martyr à son bûcher
Je n'ai pas eu de promenade
Seul, face à face avec le vent
Je lisais le Marquis de Sade
Et j'aimais déjà les divans
{au Refrain}
Les fées n'étaient pas du voyage
Quand j'étais gosse dans mon quartier
Elles vivaient de leurs avantages
Elles étaient toutes syndiquées
Je n'ai pas vu dans les étoiles
Le carrosse de Cendrillon
La mienne avait une robe sale
Mais elle n'avait pas de chaussons
{au Refrain}
Pourtant j'avais déjà la chance
Quand j'étais gosse dans mon quartier
De ne pas attacher d'importance
A ce que les autres pensaient
Et je n'ai pas vu dans l'Histoire
Quelque guerrier ou quelque roi
Assoiffé de règne ou de gloire
Qui soit plus orgueilleux que moi
J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu
Mais j'ai fait ... ce que j'ai voulu ...
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
@Jordan
En voilà une plus légère, sur les ballons.
Richard Anthony, une antiquité, presque !
Sur la place, dès le matin, il y avait un garçon
Assis devant l'étalage, il y vendait des ballons
C'est pour vous, pas pour moi, venez acheter bien vite
Profitez de votre chance, car ces ballons sont magiques
{Refrain:}
Ces ballons vous rendront plus heureux
Que vous soyez très jeunes ou très vieux
Ils vous rendront amoureux, vous rendront amoureux
Ballon rouge pour la gloire, ballon jaune pour la joie
Il suffira d'y croire un jour tout se réalisera
Ballon mauve pour avoir l'amour et bleu pour le garder
Ballon vert c'est pour l'espoir, pour le sourire et la gaieté
Approchez-vous !
Et les gens, de partout, s'approchèrent du garçon
Bousculant son étalage, ils voulaient tous un ballon
Ils étaient comme des fous et croyaient tous au mirage
Cette histoire prouve après tout qu'on peut bien vendre des nuages
{au Refrain}
La la la la la la la la la
La la la la la la la la la
Ils vous rendront amoureux, vous rendront amoureux
Ballon rouge pour la gloire, ballon jaune pour la joie
Il suffira d'y croire un jour tout se réalisera
Ballon mauve pour avoir l'amour et bleu pour le garder
Ballon vert c'est pour l'espoir, pour le sourire et la gaieté.
En voilà une plus légère, sur les ballons.
Richard Anthony, une antiquité, presque !
Sur la place, dès le matin, il y avait un garçon
Assis devant l'étalage, il y vendait des ballons
C'est pour vous, pas pour moi, venez acheter bien vite
Profitez de votre chance, car ces ballons sont magiques
{Refrain:}
Ces ballons vous rendront plus heureux
Que vous soyez très jeunes ou très vieux
Ils vous rendront amoureux, vous rendront amoureux
Ballon rouge pour la gloire, ballon jaune pour la joie
Il suffira d'y croire un jour tout se réalisera
Ballon mauve pour avoir l'amour et bleu pour le garder
Ballon vert c'est pour l'espoir, pour le sourire et la gaieté
Approchez-vous !
Et les gens, de partout, s'approchèrent du garçon
Bousculant son étalage, ils voulaient tous un ballon
Ils étaient comme des fous et croyaient tous au mirage
Cette histoire prouve après tout qu'on peut bien vendre des nuages
{au Refrain}
La la la la la la la la la
La la la la la la la la la
Ils vous rendront amoureux, vous rendront amoureux
Ballon rouge pour la gloire, ballon jaune pour la joie
Il suffira d'y croire un jour tout se réalisera
Ballon mauve pour avoir l'amour et bleu pour le garder
Ballon vert c'est pour l'espoir, pour le sourire et la gaieté.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Rosetta : vue rapprochée de la comète
Un nouveau cliché de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko a été pris par la sonde européenne.
Cette photographie pourrait être celle d’une montagne dans les Alpes ou dans la chaîne himalayenne. Il n’en est rien. Il s’agit de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, photographiée grâce à l’imageur OSIRIS de la sonde Rosetta à 62 kilomètres de la surface. L'échelle est de 1,1 mètre par pixel. Les astrophysiciens utilisent de tels clichés de la surface pour décider du site le plus favorable pour poser l’atterrisseur Philaé.
ESA/Rosetta/MPS, pour l'équipe OSIRIS MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA
Moi...., j'en reste baba !
Un nouveau cliché de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko a été pris par la sonde européenne.
Cette photographie pourrait être celle d’une montagne dans les Alpes ou dans la chaîne himalayenne. Il n’en est rien. Il s’agit de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, photographiée grâce à l’imageur OSIRIS de la sonde Rosetta à 62 kilomètres de la surface. L'échelle est de 1,1 mètre par pixel. Les astrophysiciens utilisent de tels clichés de la surface pour décider du site le plus favorable pour poser l’atterrisseur Philaé.
ESA/Rosetta/MPS, pour l'équipe OSIRIS MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA
Moi...., j'en reste baba !
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Tu n'as pas pris en photo l'astéroïde qui nous a frôlé dimanche ?
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Non, c'est la spécialité de DroleDeZèbre... Je ne voudrais pas lui faire de l'ombre...
Dernière édition par Ours le Mer 10 Sep 2014, 14:41, édité 1 fois (Raison : photo ajoutée par la suite)
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Parfois on reste auprès du livre, auprès du feu. Parfois on sait que l'on a tout trouvé, en une seule fois, en une seule phrase. C'est une phrase qui vous concerne à peine. Elle est négligeable et elle vous emmène d'un seul coup jusqu'au terme de vos jours. Elle dit quelque chose qui viendra dans longtemps. Elle dit beaucoup plus que ce qu'elle dit.
Christian Bobin - La part manquante
Une phrase qui surgit, des mots qui sourdent, juste des traits d'encre sur un papier ou des électrons sur un clavier.
Une phrase qui dit tout, une phrase que l'on trouve, une phrase que l'on entend, une phrase qui explose lorsqu'on la lit : "Je ne voudrais pas te faire de mal".
Christian Bobin - La part manquante
Une phrase qui surgit, des mots qui sourdent, juste des traits d'encre sur un papier ou des électrons sur un clavier.
Une phrase qui dit tout, une phrase que l'on trouve, une phrase que l'on entend, une phrase qui explose lorsqu'on la lit : "Je ne voudrais pas te faire de mal".
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
C'est très beau ce qu'il écrit Grand corps malade.
J'aime particulièrement la première.
Je suis allée écouter / découvrir d'autres titres.
"J'ai pas de mot"
... Il l'a écrite pour moi.
(Ceux qui ont trouvé des mots n'ont pu rassurer qu'eux-mêmes)
"Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent nette dans notre lancé,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas près à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire.
J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur,
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brulant ont laissé place à des cendres."
J'aime particulièrement la première.
Je suis allée écouter / découvrir d'autres titres.
"J'ai pas de mot"
... Il l'a écrite pour moi.
(Ceux qui ont trouvé des mots n'ont pu rassurer qu'eux-mêmes)
"Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent nette dans notre lancé,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas près à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire.
J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur,
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brulant ont laissé place à des cendres."
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Tiens mon Nours, je t'ai ramené un p'tit souvenir énergisant :
Bliss- Messages : 12125
Date d'inscription : 11/11/2010
Re: Admettre à défaut de comprendre
Oh, merci de la pensée, de l'image et du non des bisous.
J'adore le jaune et le rose, qu'importe les clichés éculés.
J'adore le jaune et le rose, qu'importe les clichés éculés.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Euh...ça va ?
C'est pas la grand joie ce son dis.
Attends, je m'en vais te trouver un truc pour te redonner le sourire
C'est pas la grand joie ce son dis.
Attends, je m'en vais te trouver un truc pour te redonner le sourire
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Les joies de la cyclothymie ? L'accumulation de tensions sociales paraissant insolvables ? Le temps personnel consommé par les uns et les autres ?...
Et voila une dégringolade, un trop monté qui me ramène quelques marches plus bas mais dans une situation d'équilibre à chaque fois plus forte qu'au départ.
Et puis je sors d'une longue conversation téléphonique qui m'a rasséréné.
C'est curieux, quand la crise est terminée, j'ai l'impression de trembler de l'intérieur, comme si plein de morceaux de moi se ré-assemblaient selon un arrangement progressif, comme quand on est petit et qu'on sort d'une crise de colère et de larme, sans au fond vraiment être capable de savoir ce qui s'est passé.
Et voila une dégringolade, un trop monté qui me ramène quelques marches plus bas mais dans une situation d'équilibre à chaque fois plus forte qu'au départ.
Et puis je sors d'une longue conversation téléphonique qui m'a rasséréné.
C'est curieux, quand la crise est terminée, j'ai l'impression de trembler de l'intérieur, comme si plein de morceaux de moi se ré-assemblaient selon un arrangement progressif, comme quand on est petit et qu'on sort d'une crise de colère et de larme, sans au fond vraiment être capable de savoir ce qui s'est passé.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
On est toujours ce petit enfant dedans, celui qui aurait besoin d'un gros câlin pour s'apaiser.
J'aime bien écouter du Gil Scott Héron et sa voix de Crooner quand j'ai des bobos dedans.
Je me demande si ça te fera le même effet la voix grave
J'aime bien écouter du Gil Scott Héron et sa voix de Crooner quand j'ai des bobos dedans.
Je me demande si ça te fera le même effet la voix grave
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Ca c'est le plus important. Que le fond de ta piscine soit à chaque fois plus haut, donc que tu aies besoin de descendre chaque fois moins bas pour pouvoir en toucher le fond et rebondir. A la fin, la piscine aura fini par se transformer en bassine, et là ce sera le pied ! (c'est le cas d'le dire !)Ours a écrit:
Et voila une dégringolade, un trop monté qui me ramène quelques marches plus bas mais dans une situation d'équilibre à chaque fois plus forte qu'au départ.
Je vois tout à fait ce que tu veux dire... et si tu me permets, cet enfant qui est en toi et qui est tout tremblotant et chamboulé par ce qu'il vient de vivre, je le serre fort dans mes bras en lui donnant plein d'amourOurs a écrit:comme quand on est petit et qu'on sort d'une crise de colère et de larme, sans au fond vraiment être capable de savoir ce qui s'est passé.
Bliss- Messages : 12125
Date d'inscription : 11/11/2010
Re: Admettre à défaut de comprendre
@Bliss
Je sais que bizarrement, l'un pour l'autre, nous pourrions déplacer une montagne et nous en retourner chacun chez soi sans mot dire ou prétendre à quoi que ce soit. Pour ce sentiment qui dure depuis 2 ans et les mots de ce soir, merci.
@Jordan Sulli
J'aime bien ce titre, avec un piano feutré, un tempo balancé doucement, un jazz peu marqué qui a mes oreilles formées au rock puis au classique est toujours plus accessible.
Combien de marches sur cet escalier, quelle profondeur cette piscine. Finalement cela n'a pas d'importance, l'essentiel : profiter des moments où l'on est "gai comme un italien qui sait qu'il aura de l'amour et du vin"... (je ne cite pas ma source, un peu hointe tout de même en ces terres de mélomanes).
Je sais que bizarrement, l'un pour l'autre, nous pourrions déplacer une montagne et nous en retourner chacun chez soi sans mot dire ou prétendre à quoi que ce soit. Pour ce sentiment qui dure depuis 2 ans et les mots de ce soir, merci.
@Jordan Sulli
J'aime bien ce titre, avec un piano feutré, un tempo balancé doucement, un jazz peu marqué qui a mes oreilles formées au rock puis au classique est toujours plus accessible.
Combien de marches sur cet escalier, quelle profondeur cette piscine. Finalement cela n'a pas d'importance, l'essentiel : profiter des moments où l'on est "gai comme un italien qui sait qu'il aura de l'amour et du vin"... (je ne cite pas ma source, un peu hointe tout de même en ces terres de mélomanes).
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Je l'adore moi Nicole Croisille, pis c'est une chanson qui parle aux femmes
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Ah, mince, démasqué !
Je viens de regarder le YT de cette chanson. C'est vrai que c'est un peu devenu pastel.
J'étais ado quand elle passait à la radio : "Téléphone moi", "Parlez moi de lui", "Une femme avec toi"... Cela me paraissait un peu théorique mais on se sentait tout à fait .... concerné.
Ces souvenirs la ne s'éteignent pas et surgissent à nouveau à la moindre sollicitation.
Je viens de regarder le YT de cette chanson. C'est vrai que c'est un peu devenu pastel.
J'étais ado quand elle passait à la radio : "Téléphone moi", "Parlez moi de lui", "Une femme avec toi"... Cela me paraissait un peu théorique mais on se sentait tout à fait .... concerné.
Ces souvenirs la ne s'éteignent pas et surgissent à nouveau à la moindre sollicitation.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Un étonnement : à moins de 12h00 d'intervalle, deux textes sont arrivés.
L'un de "Beauty will save the Word", site de push de poésie assez varié, l'autre par une amie de ZC. Qu'ont-il de commun ?
Maladroitement, avec une grosse aiguille, avec un fil épais,
il coud les boutons de sa veste. Il parle tout seul :
As-tu mangé ton pain ? As-tu bien dormi ?
As-tu pu parler ? Tendre la main ?
As-tu pensé à regarder par la fenêtre ?
As-tu souri quand on a frappé à la porte ?
Si la mort est là, toujours, elle vient en second.
La liberté est toujours première.
Yannis Ritsos – Les choses élémentaires
Chaque instant de ta vie, chaque geste de ton corps, chaque pensée de ton cerveau, l'accomplir avec passion.
Aucun temps n'est inutile.
Aucun moment n'est ennui.
Les journées semblent ainsi durer des mois.
Les semaines des années.
Pourquoi aspirer à l'immortalité ? L'immortalité appartient au presque rien.
non signé - 11 septembre 2014
Il n'y a pas de hasard et pour paraphraser Jacques Monod, j'y sens une nécessité.
Et via Wikipedia, je cite la dernière phrase de ce livre :
« L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »
L'un de "Beauty will save the Word", site de push de poésie assez varié, l'autre par une amie de ZC. Qu'ont-il de commun ?
Maladroitement, avec une grosse aiguille, avec un fil épais,
il coud les boutons de sa veste. Il parle tout seul :
As-tu mangé ton pain ? As-tu bien dormi ?
As-tu pu parler ? Tendre la main ?
As-tu pensé à regarder par la fenêtre ?
As-tu souri quand on a frappé à la porte ?
Si la mort est là, toujours, elle vient en second.
La liberté est toujours première.
Yannis Ritsos – Les choses élémentaires
Chaque instant de ta vie, chaque geste de ton corps, chaque pensée de ton cerveau, l'accomplir avec passion.
Aucun temps n'est inutile.
Aucun moment n'est ennui.
Les journées semblent ainsi durer des mois.
Les semaines des années.
Pourquoi aspirer à l'immortalité ? L'immortalité appartient au presque rien.
non signé - 11 septembre 2014
Il n'y a pas de hasard et pour paraphraser Jacques Monod, j'y sens une nécessité.
Et via Wikipedia, je cite la dernière phrase de ce livre :
« L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
(De rien très cher plantigrade, même si ici aussi je le célébrait le grand Dick )
Woban- Messages : 1863
Date d'inscription : 30/09/2012
Age : 56
Localisation : pAca
Re: Admettre à défaut de comprendre
Illustration de Pascal Moguerou
Cavale de Sedna
Quand tu t’attardes à ma fenêtre
Je prends ton cœur en ma main
Dans la mélancolie des peut-être
Je t’invente de nouveaux refrains.
J’oublie l’hiver qui givre ma vie
Pour allumer au mât des cieux
Le feu d’impudiques incendies
Dénuder la brume de mes yeux.
Dans l’esquisse de cette danse
Je t’invite à dormir sur mon sein
Te noyer dans la mer immense
De mes désirs jusqu’à demain.
Si, là-bas dans notre devenir
Germe déjà un autre présent
A la voûte étoilée des soupirs
Le plaisir envahit le firmament.
De la chaleur de nos étreintes
Naitront de chaudes étincelles
Pour dessiner nos empreintes
Sur l’écorce des soirs charnels.
Quand l’aube chassera la nuit
Dans le pli d’un nuage velours
Le souvenir de ce doux paradis
Deviendra un rêve d’amour.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
L'existence précède l'essence,
Sartre - L’existentialisme est un humanisme - Paris, Gallimard, 1996, p.26
Sartre - L’existentialisme est un humanisme - Paris, Gallimard, 1996, p.26
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Bonjour Ours, c'était un bien belle journée ensoleillée.
Et toi ?
Et toi ?
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Touchez longtemps ce qui se touche
l’écorce, l’eau, l’herbe, la bouche,
avec l’ardeur au creux des doigts
touchez le chaud, touchez le froid,
pour en faire votre aventure
touchez la mer et la voiture,
le mont, la plaine au cri de blé.
Un soir touchez vos doigts usés
comme un drap où les corps roulèrent.
Touchez enfin, noces dernières
aux feux assourdis du couchant
vos souvenirs mêlés au vent.
Anne-Marie Kegels (1912-1994) – Mains
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
alba.t sur un fil zeetic a écrit:Un de mes profs de socio disait que l'on se met en état d'être amoureux et que le premier, la première qui passe qui correspond aux critères nous comble.
Être prêt, c'est fondamental.
.../...
Voir la beauté, savoir comme disait saint ex, que le désert est beau, brille parce qu'il cache de l'eau quelque part.
Est-ce si simple ?
Être en disponibilité, certes.
Je doute qu'il y ait une méthode Coué pour cela.
A moins que la condition établissant l'universalité de la phrase soit : "qui correspond aux critères".
Alors, il me suffirait de lister mes critères et de répondre à une grille de critère et nous serions amoureux ?
Je ne crois pas à cela.
Quelqu'ait été ma disponibilité aux cours des années, celles que j'ai aimées, je les aime toujours et quand je les croise je sens qu'il faut que je me contienne.
A mon sens, il y a autre chose.
J'ai toujours su immédiatement, intensément, avant même de savoir précisément. Comme une bouffée d'évidence, comme un flash de prescience, comme une hallucination : une chaleur forte sous les paupières et dans tous le visage. Le premier contact a toujours été le bon, quelque soit ce contact, même indirect, même une lecture, un message. Un contact dense, un contact de fer. Je n'arrive pas à imaginer qu'il s'agisse là d'un décryptage express de critères.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Il faut d'abord s'entendre sur le terme "se mettre en état d'être amoureux".
Être disponible ne signifie pas forcément être disposé à aimer ou être aimé.
Mon mari n'est pas le mec idéal attendu pendant de nombreuses années. Il est juste passé au moment où j'étais prête à lui faire une petite place dans ma vie. Quelques années plus tôt, il n'aurait même pas eu droit au petit déj
Penses-tu pouvoir laisser une femme t'aimer ? La laisser te trouver beau et intelligent, et lui faire une petite place dans ta vie ?
Je pense que c'est ce que voulait dire le prof de socio d'Alba.t
Être disponible ne signifie pas forcément être disposé à aimer ou être aimé.
Mon mari n'est pas le mec idéal attendu pendant de nombreuses années. Il est juste passé au moment où j'étais prête à lui faire une petite place dans ma vie. Quelques années plus tôt, il n'aurait même pas eu droit au petit déj
Penses-tu pouvoir laisser une femme t'aimer ? La laisser te trouver beau et intelligent, et lui faire une petite place dans ta vie ?
Je pense que c'est ce que voulait dire le prof de socio d'Alba.t
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Cette image me revient régulièrement , en ce moment. Il y a une très belle scène dans le film, "Le pays où rêvent les fourmis vertes" de Wener Herzog, mais aussi dans un film en Ecosse, où il est question de terminal pétrolier et d'étoiles au bord de la mer, "Local Hero".
Celles-ci, aussi, extraites des "Ailes du désir" de Win Wenders.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Jordan Sulli a écrit:.../...Penses-tu pouvoir laisser une femme t'aimer ? La laisser te trouver beau et intelligent, et lui faire une petite place dans ta vie ?.../...
Peut-être est-ce effectivement là LE POINT.
Tant de violence retenue, enfermée, contenue - la crainte et la méfiance comme leitmotiv de la rencontre - une hyper prudence qui devient comme une misanthropie.
Et quelques unes en quelques mots, quelques images qui surprennent ce bouclier sur un point faible.
Espace qui s'ouvre mais se referme aussi vite.
Tu as probablement là, une part de vérité.
Cela m'ouvre une perspective que je comprends à peine.
C'est peut-être cela, le sens de ces images de Wim Wenders où une sorte d'ange, être désincarné, ne peut rencontrer la réalité et la réalité de l'incarnation féminine , à telle enseigne qu'elle lui tourne le dos et qu'il ne sait se dénuder.
Et aussi cette aspiration d'étincelle, d'un grand feu pour y purifier ce passé.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Entendu chaiplu où aujourd'hui :" n'attends pas que quelqu'un vienne te sauver, il faut aller mieux par toi-même et ensuite faire une belle rencontre parce que tu iras mieux".
(Je crois que c'est dans ma tête que je l'ai entendu )
(Je crois que c'est dans ma tête que je l'ai entendu )
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Sonnant comme un présage
Le temps viendra
où, avec allégresse,
tu t’accueilleras toi-même, arrivant
devant ta propre porte, ton propre miroir,
et chacun sourira du bon accueil de l’autre
et diras : assieds-toi. Mange.
Tu aimeras de nouveau l’étranger qui était toi.
Donne du vin. Donne du pain. Redonne ton cœur
à lui-même, à l’étranger qui t’a aimé
toute ta vie, que tu as négligé
pour un autre, et qui te connaît par cœur.
Prends sur l’étagère les lettres d’amour,
les photos, les mots désespérés,
détache ton image du miroir.
Assieds-toi. Régale-toi de ta vie.
Derek Walcott – L’amour après l’amour (Love After Love, 1976)
Le temps viendra
où, avec allégresse,
tu t’accueilleras toi-même, arrivant
devant ta propre porte, ton propre miroir,
et chacun sourira du bon accueil de l’autre
et diras : assieds-toi. Mange.
Tu aimeras de nouveau l’étranger qui était toi.
Donne du vin. Donne du pain. Redonne ton cœur
à lui-même, à l’étranger qui t’a aimé
toute ta vie, que tu as négligé
pour un autre, et qui te connaît par cœur.
Prends sur l’étagère les lettres d’amour,
les photos, les mots désespérés,
détache ton image du miroir.
Assieds-toi. Régale-toi de ta vie.
Derek Walcott – L’amour après l’amour (Love After Love, 1976)
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Ours, c'est fou, un lien invisible nous unit, y'a pas de doute !Ours a écrit:
Cette chanson, que nous avait fait découvrir sur ZC y'a quelques mois, je l'ai écoutée en boucle et en pensant à toi, la veille du jour où tu l'as repostée sur ton fil !
Bliss- Messages : 12125
Date d'inscription : 11/11/2010
Re: Admettre à défaut de comprendre
(Pythie, ton avatar, c'est bien le visage de Marylin Monroe sur le corps de Kate Moss ?)
Bliss- Messages : 12125
Date d'inscription : 11/11/2010
Re: Admettre à défaut de comprendre
Bliss a écrit:(Pythie, ton avatar, c'est bien le visage de Marylin Monroe sur le corps de Kate Moss ?)
Ahhhh, ce n'est pas de moi dont tu parles....
Plus sérieusement, ce lien que tu évoques est intense.
On ne se pense pas tous les jours, ni toutes les semaines l'un à l'autre, mais il est là, il perdure.
Nous le connaissons depuis Potosi, d'avant la belle soirée chez Marco31 le premier WE de juillet 2012.
Pourquoi voulais-je absolument venir te chercher chez toi .... dans Toulouse. C'en était déjà probablement la manifestation.
J'en suis fier et heureux. (même si je ne sais pas de quel droit je devrais être fier de quelque chose que je n'ai pas fait... mais enfin)
Des bises à toi.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Pythie a écrit:Heureux présage.
Toujours content de tes passages par ici.
Heureux présage, oui, pour chacun de nous qui savons être si critiques vis à vis de nous mêmes.
Nous voyons à la fois la paille et la poutre.
Tiens, peut-être est-ce l'effet de cet être miroir : je vois la paille dans son œil qui voit la poutre dans le mien.
Je crois, pour l'avoir approché quelques fractions de seconde ces derniers temps, que c'est possible de se réunir soi même.
Mais c'est aussi vouloir réunir 2 aimants par leur pôle identique. Il faut un liant, un ciment.
La clef est peut-être "Redonne ton cœur - à lui-même, à l’étranger qui t’a aimé"
L'amour de soi, concept bien théorique souvent, brandi comme le remède souverain tant à la fois par ceux qui y aspirent que par ceux qui s'en vantent.
Et si l'amour de soi, était fruit de la confiance en l'amour de l'autre ; non réplique, non dépendance, non promesse mais fructification. Un fruit ne se souvient pas de l'ovule et du pollen, encore moins du souffle de vent ou de la visite de l'abeille. Pourtant, il porte bien tout l'amour de sa vie pour lui même (de manière allégorique), puisqu'il pourra donner un arbre. Un arbre qui a son tour... Arbres ou pissenlit c'est égal d'ailleurs.
C'est le sens que je vois dans le titre : Love after Love.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Dans cette chanson, Asaf Avidan parle de l'espoir, de la foi en ce que l'on fait et de l'envie parfois d'abandonner devant les obstacles de la vie, "crois en l'espoir, aime-le ou perds-le et perds la raison
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Et le mouvement tend à s'accentuer si on le laisse faire. On m'a expliqué il y a quelques mois que la mise en place quasi-systématique de ce mécanisme de défense conduisait à un gel des relations et revenait à s'empêcher de communiquer.Ours a écrit: une hyper prudence qui devient comme une misanthropie. [...] Espace qui s'ouvre mais se referme aussi vite.
C'est une chose de le savoir. C'en est une autre de le dépasser.
Attendre de faire confiance à l'autre pour ré-instaurer son amour de soi me semble parfois une belle idée. Cependant, cela suppose que l'autre puisse jouer ce rôle de bonne mère que nous refusons de remplir nous-mêmes, et je doute que ce soit le cas.
La clef, c'est soi.
Tendance à penser que l'amour de l'autre ne peut être accepté et reçu que si l'on a du respect pour soi.
Mais je suis peut-être totalement à côté du sujet, et, comme à chaque fois, j'effacerai probablement ces mots très vite... " Espace qui s'ouvre et se referme aussi vite "...
Je suis allée près de ton mas il y a peu, et j'ai eu une pensée pour toi.
- Bliss:
- Bonjour ma chère,
Marylin, ici, c'est juste un "What she could have looked...", http://www.messynessychic.com/2013/01/02/13-things-i-found-on-the-internet-today-vol-3/
Heureuse de te voir en ces lieux de nouveau
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Merci de ton commentaire, loin d'être hors sujet. Je suis passe par ce stade de tentative de reconstruction d'une relation "maternelle". Mais c'est lourd et biaisé et insupportable pour l'autre, car, quand bien même il serait pétri d'amour, cela induit de dépendances morbides.
La confiance raisonnée et là liberté mutuelle décidées me paraissent en ce moment des voies plus constructives.
NB :
Je ne peux que t'inciter à laisser ton post lisible.
La confiance raisonnée et là liberté mutuelle décidées me paraissent en ce moment des voies plus constructives.
NB :
Je ne peux que t'inciter à laisser ton post lisible.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
48h00, 4 pays, un peu plus de 2 000 km plus tard.
Ma fille est en Allemagne, loin de la Provence qui l’a vu naître et qu’elle n’a jamais aimée ; en fait à ce propos, je la comprends.
La voilà loin, c’est comme si j’avais fait l’ogre, je me sens l’avoir abandonné : en fait, je suis triste et un peu honteux. Pourtant sur le papier et dans la réalité, tout est bien. Une amie à qui j’en ai parlé m’a répondu « Que demander de plus ! ». C’est vrai.
Mais j’ai abandonné une partie de moi, celle qui m’exaspère le plus (tant elle me ressemble).
Cela m’avait fait un peu la même chose pour mon aînée. Sa prépa à Paris, son installation, son foyer, … mais c’était Paris. C’est moi étrange et même pas étrange du tout, c’est mon pays.
Je me console en me disant que c’est une chance. Son colocataire qui lui a été recommandé est togolais, noir de noir, gentil, accueillant, l’appartement qu’il occupait seul depuis 2 mois est absolument nickel (j’ai regardé dans les coins où il ne faut…). Cette même amie m’a dit « C’est super ! ». Mes réflexes « post colonialistes » ont du mal à ce sujet… Je suis d’un autre âge, d’un autre monde.
Je serai bien resté en Allemagne, comme il y a 6 ans, je serai bien resté dans le coffre du foyer de jeunes filles de mon ainée. Sauf que je n’ai pas la langue, pas grand-chose à leur vendre.
Il m’a été dit des choses autour de mon installation dans le sud. En fait, il m’apparait désormais que j’ai construit ce sudisme pour conserver l’amour de mon ex-femme. Plier, courber, accepter l’inacceptable : familial, pseud’amical, professionnel tout fut une construction. Je ne sais plus ce que j’y fais. Je veux partir. Fut un temps où c’était Toulouse, maintenant, c’est ailleurs, pourquoi pas la Picardie, proche de Paris. J’ai l’impression de moutonner certains. En fait je ne sais pas, je n’ai pas de tropisme si ce n’est un fond de tropisme négatif de là où je suis et qui je suis certain, se répétera là où je serai. Je n’ai pas de racine, ni terrestre ni amicale. Ma fille ainée, de retour de Nouvelle Zélande après Paris, me dit ne pas supporter la région où je vis. Ma seconde dit la même chose. Ma troisième se sous-estime pour ne pas partir et pour une raison que j’ignore. Ai-je déteint sur elles ?
J’ai peur de moi, de ce que j’en connais, de ce que je peux partager, du venin qui pourrait empoisonner. J’aime comme un homme qui se noie dans sa propre vie, j’aime une bouée de sauvetage, une montgolfière ; mais je n’ose pas vraiment partager. Alors, je déambule, dans ma vie, dans la ville, dans le pays, en Europe. J’espère que chaque nouveauté va ouvrir cette porte, va casser ce cercle.
Je sais qu’il me faut affronter l’un de mes blocages : « laisse une femme te dire qu’elle te trouve beau et intelligent ». Au fond de moi, deux entités se battent : l’une espère entendre et comprendre cela, l’autre m’incite à l’intempérance et à l’avilissement.
De rencontres sur ZC en IRL surtout, j’ai trouvé des forces pour bouger, pour avancer. Je n'ai encore pas fini.
Ma fille est en Allemagne, loin de la Provence qui l’a vu naître et qu’elle n’a jamais aimée ; en fait à ce propos, je la comprends.
La voilà loin, c’est comme si j’avais fait l’ogre, je me sens l’avoir abandonné : en fait, je suis triste et un peu honteux. Pourtant sur le papier et dans la réalité, tout est bien. Une amie à qui j’en ai parlé m’a répondu « Que demander de plus ! ». C’est vrai.
Mais j’ai abandonné une partie de moi, celle qui m’exaspère le plus (tant elle me ressemble).
Cela m’avait fait un peu la même chose pour mon aînée. Sa prépa à Paris, son installation, son foyer, … mais c’était Paris. C’est moi étrange et même pas étrange du tout, c’est mon pays.
Je me console en me disant que c’est une chance. Son colocataire qui lui a été recommandé est togolais, noir de noir, gentil, accueillant, l’appartement qu’il occupait seul depuis 2 mois est absolument nickel (j’ai regardé dans les coins où il ne faut…). Cette même amie m’a dit « C’est super ! ». Mes réflexes « post colonialistes » ont du mal à ce sujet… Je suis d’un autre âge, d’un autre monde.
Je serai bien resté en Allemagne, comme il y a 6 ans, je serai bien resté dans le coffre du foyer de jeunes filles de mon ainée. Sauf que je n’ai pas la langue, pas grand-chose à leur vendre.
Il m’a été dit des choses autour de mon installation dans le sud. En fait, il m’apparait désormais que j’ai construit ce sudisme pour conserver l’amour de mon ex-femme. Plier, courber, accepter l’inacceptable : familial, pseud’amical, professionnel tout fut une construction. Je ne sais plus ce que j’y fais. Je veux partir. Fut un temps où c’était Toulouse, maintenant, c’est ailleurs, pourquoi pas la Picardie, proche de Paris. J’ai l’impression de moutonner certains. En fait je ne sais pas, je n’ai pas de tropisme si ce n’est un fond de tropisme négatif de là où je suis et qui je suis certain, se répétera là où je serai. Je n’ai pas de racine, ni terrestre ni amicale. Ma fille ainée, de retour de Nouvelle Zélande après Paris, me dit ne pas supporter la région où je vis. Ma seconde dit la même chose. Ma troisième se sous-estime pour ne pas partir et pour une raison que j’ignore. Ai-je déteint sur elles ?
J’ai peur de moi, de ce que j’en connais, de ce que je peux partager, du venin qui pourrait empoisonner. J’aime comme un homme qui se noie dans sa propre vie, j’aime une bouée de sauvetage, une montgolfière ; mais je n’ose pas vraiment partager. Alors, je déambule, dans ma vie, dans la ville, dans le pays, en Europe. J’espère que chaque nouveauté va ouvrir cette porte, va casser ce cercle.
Je sais qu’il me faut affronter l’un de mes blocages : « laisse une femme te dire qu’elle te trouve beau et intelligent ». Au fond de moi, deux entités se battent : l’une espère entendre et comprendre cela, l’autre m’incite à l’intempérance et à l’avilissement.
De rencontres sur ZC en IRL surtout, j’ai trouvé des forces pour bouger, pour avancer. Je n'ai encore pas fini.
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
De toute façon, faut avancer.
C'est comme dans la vie, je n'ai pas de marche arrière !
Alors, comme une incantation et même si c'est une redite :
C'est comme dans la vie, je n'ai pas de marche arrière !
Alors, comme une incantation et même si c'est une redite :
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Paris c'est une option à méditer. C'est centrale Paris, surtout avec des filles baroudeuses, c'est le TGV direct partout sauf de Toulouse (c'est les berrichons qui bloquent hihi).
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Vraiment sans aucun rapport, une jolie histoire, une poésie tricotée par Brassens :
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
"Hallelujah"
I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty in the moonlight overthrew you
She tied you to a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Baby I have been here before
I know this room, I've walked this floor
I used to live alone before I knew you.
I've seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It's a cold and it's a broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
There was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you
The holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Maybe there’s a God above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It’s not a cry you can hear at night
It’s not somebody who has seen the light
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
You say I took the name in vain
I don't even know the name
But if I did, well, really, what's it to you?
There's a blaze of light in every word
It doesn't matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
I did my best, it wasn't much
I couldn't feel, so I tried to touch
I've told the truth, I didn't come to fool you
And even though it all went wrong
I'll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue but Hallelujah
I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty in the moonlight overthrew you
She tied you to a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Baby I have been here before
I know this room, I've walked this floor
I used to live alone before I knew you.
I've seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It's a cold and it's a broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
There was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you
The holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Maybe there’s a God above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It’s not a cry you can hear at night
It’s not somebody who has seen the light
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
You say I took the name in vain
I don't even know the name
But if I did, well, really, what's it to you?
There's a blaze of light in every word
It doesn't matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
I did my best, it wasn't much
I couldn't feel, so I tried to touch
I've told the truth, I didn't come to fool you
And even though it all went wrong
I'll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue but Hallelujah
Invité- Invité
Re: Admettre à défaut de comprendre
Car de tous les amis, seuls ceux qui osent pousser les portes quand on cherche la retraite prennent vraiment des risques (en l’occurrence, de se prendre un caillou, une vieille savate, ou un
Rubik's cube sur la truffe ), j'aimerais tenter de faire découvrir un groupe Marseillais qui en vaut la peine à ce cher ours, ou à défaut à tout ceux et celles qui passent par ici sans crainte.
C'était un album de 2000, L'Usina , Dupain (groupe internationalement connu, sauf en France, hormis Marseille ) revient normalement dans les mois à venir avec un nouvel album.
Rubik's cube sur la truffe ), j'aimerais tenter de faire découvrir un groupe Marseillais qui en vaut la peine à ce cher ours, ou à défaut à tout ceux et celles qui passent par ici sans crainte.
C'était un album de 2000, L'Usina , Dupain (groupe internationalement connu, sauf en France, hormis Marseille ) revient normalement dans les mois à venir avec un nouvel album.
Woban- Messages : 1863
Date d'inscription : 30/09/2012
Age : 56
Localisation : pAca
Re: Admettre à défaut de comprendre
Pourtant quand je vais vers toi c’est autant vers moi-même
puisque nous vivons le même destin,
nous nous étreignons dans les mêmes sommeils
pour étouffer le moindre rêve qui nous séparerait.
Et nous sommes, au matin, dans la même lumière
d’un jour nouveau qui ne sait rien
de nos joies et de nos chagrins.
O chemins en nous où parfois en armes
parfois en larmes nous affrontons le temps.
Jean-François Mathé - La vie atteinte (2014)
Et aussi
Parfois, nous revenons de loin, de vent, de ciel, de plage.
Avec des ailes en lieu et place des yeux.
Parfois, nous sommes de terre et d'eau, les doigts lancés vers le temps.
Nous cheminons. Nous errons. Parfois, aimer semble se décliner à tous les vents.
Pareils, nous sommes de la même étoffe d'air. Du même souffle d'aube.
VIVANTS.
Philippe Leuckx - Lumière nomade (2014)
puisque nous vivons le même destin,
nous nous étreignons dans les mêmes sommeils
pour étouffer le moindre rêve qui nous séparerait.
Et nous sommes, au matin, dans la même lumière
d’un jour nouveau qui ne sait rien
de nos joies et de nos chagrins.
O chemins en nous où parfois en armes
parfois en larmes nous affrontons le temps.
Jean-François Mathé - La vie atteinte (2014)
Et aussi
Parfois, nous revenons de loin, de vent, de ciel, de plage.
Avec des ailes en lieu et place des yeux.
Parfois, nous sommes de terre et d'eau, les doigts lancés vers le temps.
Nous cheminons. Nous errons. Parfois, aimer semble se décliner à tous les vents.
Pareils, nous sommes de la même étoffe d'air. Du même souffle d'aube.
VIVANTS.
Philippe Leuckx - Lumière nomade (2014)
Invité- Invité
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